Irak: les chasseurs britanniques volent quotidiennement

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Six chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force, basés à Chypre, sont susceptibles de contribuer aux raids, selon des responsables britanniques.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
LONDRES

Les chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force (RAF) effectuent désormais «quotidiennement» des missions en Irak et se tiennent prêts à intervenir contre le groupe État Islamique (EI), a assuré dimanche le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon.

Les appareils «survolent quotidiennement les zones de combat et, en tant qu'éléments de la force internationale, sont prêts à aider les troupes (irakiennes et kurdes) au sol en cas d'affrontements» contre l'EI, a déclaré M. Fallon sur la chaîne Sky News.

Le Royaume-Uni s'est rallié vendredi à la coalition militaire internationale qui lutte contre l'EI après l'adoption par les députés britanniques, réunis en session extraordinaire, d'une motion du gouvernement autorisant le recours aux frappes aériennes en Irak.

Deux avions de la RAF ont mené samedi leur première mission en Irak depuis le feu vert du Parlement, se contentant toutefois d'observer les positions ennemies, selon le ministère de la Défense.

Six chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force, basés à Chypre, sont susceptibles de contribuer aux raids, selon des responsables britanniques. Les appareils, équipés de bombes à guidage laser et de missiles, effectuaient jusqu'à présent des opérations de stricte surveillance.

Mais cet engagement est jugé encore trop modeste pour certains observateurs britanniques. «Si vous attaquez l'EI seulement avec des frappes en Irak, vous ne vous occupez que de la moitié du problème», a dit l'ancien chef d'État major Richard Dannatt dans le Sunday Telegraph.

«Les États-Unis sont arrivés à la conclusion qu'il fallait combattre l'EI dans le ciel syrien. Nous finirons peut-être par penser la même chose», a-t-il ajouté.

Dimanche, le premier ministre David Cameron, invité de l'émission politique Andrew Marr Show sur la BBC One, a défendu la stratégie de son gouvernement.

«Nous ne sommes pas en train d'essayer de battre l'EI seuls», a-t-il dit. «Nous faisons partie d'une vaste coalition visant à affaiblir, puis à détruire cette organisation».

Si la motion adoptée vendredi par les députés britanniques n'autorise que des frappes en Irak, la question d'une intervention britannique en Syrie doit rester ouverte, a estimé de son côté le ministre de la Défense.

«Les Américains y sont, ils mènent des bombardements, et des nations du Golfe les ont rejoints pour les aider. Alors il est évident qu'il faut continuer à réfléchir pour savoir si nous devons y être à notre tour», a dit M. Fallon.




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