Syrie: l'opposition salue les frappes et réclame des pressions sur Assad

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Beyrouth

La coalition de l'opposition syrienne a salué mardi les frappes américaines contre les jihadistes de l'État islamique (EI) tout en insistant sur la nécessité de faire pression sur le président Bachar al-Assad.

«Cette nuit, la communauté internationale a rejoint notre combat contre l'EIIL (État islamique d'Irak et du Levant) en Syrie», a affirmé son président Hadi al-Bahra, qui a utilisé l'ancien nom de cette organisation ultra-radicale.

«Nous avons appelé à des frappes comme celles qui ont commencé cette nuit (...) Nous insistons pour que la plus grande attention soit apportée afin d'éviter les victimes civiles», a-t-il ajouté.

Un groupe rebelle, le mouvement Hazm, a néanmoins critiqué ces frappes, indiquant qu'elles «nuiraient à la révolution syrienne» et profiteraient uniquement au régime.

Sur son compte Twitter, ce groupe qui appartient à l'Armée syrienne libre (ASL) affirme que le «seul bénéficiaire de ces ingérences étrangères en Syrie est le régime d'Assad, tout particulièrement en l'absence d'une véritable stratégie pour le renverser» a dit le groupe rebelle.

En avril, un officier rebelle avait affirmé à l'AFP que le groupe Hazm avait reçu pour la première fois des missiles antichar américains.

L'armée américaine et des partenaires arabes ont mené pour la première fois, mardi avant l'aube, des raids contre des positions du groupe EI en Syrie, ouvrant un nouveau front contre les jihadistes extrémistes.

L'opposition syrienne demande aussi que la lutte contre le régime ne soit pas oubliée. «Nous appelons tous nos partenaires à maintenir la pression sur le régime d'Assad», a déclaré Hadi al-Bahra.

«Cette guerre ne peut pas être gagnée uniquement par des moyens militaires (...) Il faut une stratégie globale mêlant les enjeux politiques, économiques et sociaux, un processus qui doit être soutenu par la communauté internationale mais qui doit être mis en application par les Syriens», selon lui.

Plus de 190 000 personnes sont mortes depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011.

Le Hezbollah libanais s'oppose

Le chef du Hezbollah libanais, bête noire de Washington, a affirmé que son parti était opposé aux frappes menées par les États-Unis et leurs alliés contre les jihadistes en Syrie, refusant de s'aligner sur une coalition qui servirait «les intérêts américains».

«Nous avons un principe: que les Américains attaquent l'organisation État islamique, les Talibans ou l'ancien régime irakien (de Saddam Hussein, nous nous opposons à une intervention américaine militaire et nous sommes contre une coalition internationale en Syrie», a affirmé Hassan Nasrallah dans un discours retransmis mardi sur la chaîne du Hezbollah Al-Manar.

«Notre position ne change pas (...) nous refusons toute intervention américaine militaire, qu'elle soit sous une couverture internationale, ou celle de l'Otan», a-t-il ajouté.

Le chef du parti chiite allié du régime syrien a précisé qu'il s'opposait à cette intervention bien qu'il soit en conflit contre le groupe EI qu'il combat en Syrie aux côtés de l'armée.

«Cette coalition, comme le répète Obama dans tous ses discours, vise à défendre les intérêts américains (...) ce n'est que lorsque le danger (de l'EI) a commencé à menacer ces intérêts» que les Américains ont réagi, a-t-il ajouté, refusant que le Liban fasse partie d'une telle coalition.

Beyrouth fait partie de la coalition internationale menée par les États-Unis pour lutter contre l'organisation extrémiste.

Le Hezbollah est la bête noire de Washington depuis sa fondation dans les années 80 sous le parrainage de l'Iran.

Téhéran a d'ailleurs dénoncé une violation de la souveraineté syrienne après les frappes aériennes menées en Syrie.

Depuis plus d'un an, ce parti combat les rebelles et les jihadistes aux côtés de l'armée syrienne, arguant que les groupes extrémistes représentaient un danger pour le Liban.

Ses bastions ont été frappés par plusieurs attentats sanglants qui ont été revendiqués par des groupes affirmant agir en représailles à l'intervention du Hezbollah en Syrie.

La coalition anti-jihadiste envoie «un message clair», dit Obama

Le président Barack Obama a estimé mardi à New York en présence de ses alliés arabes que la formation d'une coalition contre l'organisation de l'État islamique (EI) envoyait «un message clair» face aux jihadistes ultra-radicaux.

«Grâce aux efforts sans précédent de cette coalition, je pense que nous sommes en mesure d'envoyer un message clair indiquant que le monde est uni», a déclaré M. Obama à l'issue d'une rencontre avec des responsables de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de la Jordanie, de Bahreïn et du Qatar.

Les États-Unis aidés de leurs alliés arabes ont pour la première fois attaqué mardi les jihadistes de l'État islamique (EI) en Syrie.

Selon le président américain, cette coalition démontre la détermination de la communauté internationale «à affaiblir et détruire non seulement l'EI mais aussi le type d'idéologie qui mène à tant d'effusion de sang».

Dans une brève allocution un peu plus tôt depuis la Maison-Blanche, M. Obama avait salué la «force de la coalition», précisant qu'il rencontrerait pour la première fois à New York le nouveau premier ministre irakien Haïdar al-Abadi.

Les frappes des États-Unis et de leurs alliés arabes mardi ont été menées au moyen d'avions de chasse, de drones, de bombardiers et de 47 missiles Tomahawk tirés depuis des navires américains opérant dans les eaux internationales de la mer Rouge et du Golfe, selon le Pentagone.




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