Nouveau front contre l'EI en Syrie, un «message clair» selon Obama

«La force de cette coalition démontre clairement au... (PHOTO JIM WATSON, AFP)

Agrandir

«La force de cette coalition démontre clairement au monde qu'il ne s'agit pas simplement du combat de l'Amérique», a déclaré le président Obama.

PHOTO JIM WATSON, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
Damas

Les États-Unis et leurs alliés, qui ont commencé à frapper les djihadistes de l'État islamique en Syrie, ont envoyé un «message clair» d'unité, a prévenu Barack Obama à la veille d'une réunion de l'ONU mercredi sur les moyens de contrer ce groupe ultraradical.

«Grâce aux efforts sans précédent de cette coalition, je pense que nous sommes en mesure d'envoyer un message clair indiquant que le monde est uni», a déclaré le président américain mardi, à l'issue d'une rencontre avec des responsables de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de la Jordanie, de Bahreïn et du Qatar.

Les États-Unis aidés de leurs alliés arabes ont pour la première fois attaqué mardi l'EI en Syrie, ouvrant un nouveau front dans la guerre contre ce puissant groupe ultraradical, déjà cible de frappes en Irak.

Après cette première intervention étrangère en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, le président américain Barack Obama a affirmé que «la force» de la coalition anti-djihadistes «démontre clairement (...) qu'il ne s'agit pas simplement du combat de l'Amérique».

A l'occasion de l'ouverture mercredi de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, M. Obama devrait chercher à renforcer cette coalition et presser les dirigeants de la planète de tout faire pour éviter que des militants étrangers ne rejoignent les rangs de l'EI.

L'opération en Syrie est survenue au moment où un otage français est menacé d'exécution en Algérie par un groupe djihadiste lié à l'EI. Les ravisseurs ont menacé lundi soir de l'exécuter dans les 24 heures si la France ne cessait pas ses raids en Irak.

Les frappes en Syrie ont été «très réussies», a assuré le Pentagone. Les bombardements ont notamment visé des sites d'entraînement et des centres de commandement dans les régions de Raqa (nord), le bastion de l'EI, de Deir Ezzor (nord-est) et d'Hassaka (nord-est).

Cinq «nations partenaires» arabes - Jordanie, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis - «ont participé ou appuyé» ces frappes contre les djihadistes qui ont proclamé un califat sur les vastes régions qu'ils contrôlent à cheval entre la Syrie et l'Irak, a-t-il ajouté. A l'exception du Qatar, ces pays arabes ont confirmé leur participation aux raids.

Le président Bachar al-Assad, dont le régime est considéré comme illégitime par les États-Unis, a affirmé soutenir «tout effort international» pour combattre les djihadistes. Damas a indiqué en outre avoir été informé de ces frappes à l'avance par Washington qui exclut cependant toute coopération avec Damas.

L'opposition syrienne modérée a favorablement accueilli les frappes tout en appelant à faire pression sur M. Assad dont elle réclame le départ.

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a lui affirmé que son parti, allié du régime syrien, était opposé aux frappes, refusant de s'aligner sur une coalition qui servirait «les intérêts américains».

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a souligné pour sa part que les djihadistes représentaient «une menace pour la paix» mais sans aller jusqu'à soutenir ouvertement les raids.

Fuite des civils 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), environ 120 djihadistes ont été tués dans les frappes, dont 70 de l'EI et 50 d'Al-Qaïda.

Un militant basé à Raqa, Abou Youssef, a indiqué que les djihadistes n'avaient «pas totalement abandonné leurs positions» mais s'étaient redéployés.

Pris de panique, «les civils qui habitent près de positions de l'EI (...) ont pris la fuite», a encore indiqué l'OSDH.

Les États-Unis ont aussi frappé, mais seuls, le «groupe Khorassan», lié à Al-Qaïda, dans la région d'Alep (nord), selon un porte-parole du Pentagone, John Kirby. Ce groupe s'apprêtait à lancer des «attaques majeures» contre des cibles occidentales et éventuellement aux États-Unis.

L'opération de la coalition survient alors que l'EI poursuit son offensive pour s'emparer d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), troisième ville kurde de Syrie, dont la prise lui donnerait le contrôle total d'une longue bande de la frontière syro-turque.

Un Français menacé d'exécution 

Avant les raids en Syrie, l'EI avait appelé ses partisans à tuer les ressortissants des pays membres de la coalition.

Quelques heures plus tard, le groupe djihadiste algérien «Jund al-Khilafa», qui soutient l'EI, menaçait dans une vidéo «d'égorger dans les 24 heures» l'otage français, Hervé Pierre Gourdel, enlevé dimanche à Tizi Ouzou, à l'est d'Alger.

La France a catégoriquement rejeté le «chantage» des ravisseurs, promettant la poursuite de ses opérations en Irak.

De son côté, l'épouse d'un chauffeur de taxi britannique pris en otage par l'EI a plaidé pour sa libération, affirmant avoir reçu un enregistrement dans lequel son mari la supplie d'intervenir pour qu'il soit relâché. Alan Henning était présenté comme la prochaine victime sur la liste, dans la vidéo montrant la décapitation d'un autre Britannique, David Haines.

Le Royaume-Uni, qui se borne pour l'instant à livrer des armes aux combattants kurdes, envisage de participer aux frappes, selon la presse britannique. «C'est un combat auquel il est impossible de se soustraire. Ces gens veulent nous tuer», a déclaré le Premier ministre David Cameron.

En Australie, un «terroriste présumé sous surveillance» a été abattu par la police après qu'il eut poignardé deux agents de la lutte antiterroriste dans un commissariat. Selon les médias australiens, l'homme avait menacé le Premier ministre australien Tony Abbott et avait été vu brandissant un drapeau du groupe EI.



 




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer