Les É-U. au secours d'une ville assiégée par les djihadistes

Un combattant turcoman chiite à Amerli, le 4 août.... (PHOTO ALI AL-BAYATI, ARCHIVES AFP)

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Un combattant turcoman chiite à Amerli, le 4 août.

PHOTO ALI AL-BAYATI, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis envisagent de venir au secours d'Amerli, une ville irakienne peuplée majoritairement de Turcomans chiites, assiégée depuis deux mois par l'État islamique, ont indiqué plusieurs hauts responsables américains à l'AFP mercredi.

Cette intervention pourrait prendre la forme de largages humanitaires (eau, vivres) et/ou de frappes contre les insurgés pour desserrer l'étau dans lequel Amerli est prise, a expliqué un haut responsable du Pentagone sous couvert d'anonymat.

Les Nations unies ont mis en garde contre le risque de «massacre» qui pourrait se dérouler à Amerli. Et mercredi, l'Irak massait des troupes en vue d'une opération visant à briser le siège de la ville, où les habitants affirment que leurs ressources ne cessent de diminuer et que l'électricité est coupée.

L'opération américaine pourrait ressembler à celle entreprise au début du mois d'août par le Pentagone pour venir en aide aux membres de la minorité yazidie réfugiés dans les montagnes de Sinjar, au nord de l'Irak, pour fuir l'avancée de l'État islamique.

En plus de ces largages humanitaires, Washington a lancé une campagne de frappes aériennes qui se poursuit.

Mais, dans le cas d'Amerli, «aucune décision finale n'a encore été prise. Nous sommes en train d'analyser les faits», a expliqué un autre responsable du département de la Défense, qui a également requis l'anonymat.

Publiquement, l'administration Obama se montre plus prudente. La porte-parole du département d'État Jennifer Psaki a ainsi expliqué que «nous surveillons la situation, comme nous surveillons toutes les situations humanitaires en Irak».

«Je ne vais pas m'avancer sur des missions ou des opérations que nous ne menons pas encore, mais nous sommes tout à fait conscients de la souffrance humaine en Irak», a expliqué de son côté le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone, sur CNN.

Amerli, à 160 km au nord de Bagdad, est cernée par les combattants de l'EI depuis le début, en juin, de l'offensive fulgurante à la faveur de laquelle ces extrémistes se sont emparés de pans entiers du territoire dans le nord, l'ouest et l'est irakien.




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