Les avocats de Pistorius s'opposent à la demande d'appel

Oscar Pistorius, 27 ans, a abattu son amie... (PHOTO ANTOINE DE RAS, ARCHIVES AP)

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Oscar Pistorius, 27 ans, a abattu son amie Reeva Steenkamp le 14 février 2013, de quatre balles de gros calibre tirées à travers la porte des toilettes de sa salle de bains. Il dit l'avoir tuée par erreur, la prenant pour un cambrioleur.

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L'affaire Pistorius
L'affaire Pistorius

Accusé du meurtre prémédité de sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar «Blade Runner» Pistorius, champion paralympique sud-africain, soutient qu'il a tué sa copine accidentellement, croyant tirer sur un cambrioleur réfugié dans la salle de bain. »

Agence France-Presse
JOHANNESBURG

Les avocats d'Oscar Pistorius ont indiqué vendredi qu'ils s'opposaient à la demande d'appel du ministère public, insatisfait de la condamnation à cinq ans de prison du champion paralympique sud-africain pour avoir abattu sa petite amie en 2013.

L'avocat de Pistorius, Brian Webber, a indiqué à l'AFP que la défense avait fait part au tribunal de Pretoria qui a condamné le sportif de son «intention de s'opposer au droit de faire appel». La demande argumentée suivra «en temps voulu», a-t-il précisé.

La poursuite avait demandé mardi que l'affaire soit revue par la Cour suprême d'appel de Bloemfontein (centre), estimant la condamnation du sportif pour homicide involontaire trop clémente, et même «choquante de légèreté».

La juge Thokozile Masipa, qui a condamné Oscar Pistorius à cinq ans de prison à l'issue de huit mois d'un procès retentissant, doit maintenant décider, selon la procédure sud-africaine, si elle donne le feu vert à la remise en question en appel de son propre jugement.

Oscar Pistorius, 27 ans, a abattu son amie Reeva Steenkamp le 14 février 2013, de quatre balles de gros calibre tirées à travers la porte des toilettes de sa salle de bains. Il dit l'avoir tuée par erreur, la prenant pour un cambrioleur.

Toute la question est de savoir si l'accusé, au moment de tirer, avait conscience qu'il pouvait donner la mort. Si la réponse est «oui», alors la juge aurait dû rendre un verdict de meurtre, estime la poursuite.

Dans ses attendus, la juge a d'ailleurs estimé, note le ministère public, que Pistorius «savait que les toilettes étaient un espace réduit et qu'il n'y avait aucun moyen de s'échapper pour la personne derrière la porte», semblant se contredire elle-même.

Thokozile Masipa a conclu que Pistorius n'était pas coupable de meurtre mais d'imprudence.

Le jeune homme a commencé à purger sa peine dans une aile médicalisée de la prison centrale de Pretoria. Le ministère public a calculé qu'il pourrait être remis en liberté sous contrôle judiciaire au bout de dix mois.

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