Le procès de Pistorius reprend après l'évaluation psychiatrique

Selon un psychiatre, Pistorius souffrirait d'un trouble d'anxiété... (PHOTO THEMBA HADEBE, AP)

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Selon un psychiatre, Pistorius souffrirait d'un trouble d'anxiété qui aurait pu contribuer au meurtre de sa conjointe aux petites heures du 14 février 2013.

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L'affaire Pistorius
L'affaire Pistorius

Accusé du meurtre prémédité de sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar «Blade Runner» Pistorius, champion paralympique sud-africain, soutient qu'il a tué sa copine accidentellement, croyant tirer sur un cambrioleur réfugié dans la salle de bain. »

Christopher Torchia
Agence France-Presse
JOHANNESBOURG

Le procès pour meurtre d'Oscar Pistorius reprendra lundi après un mois au cours duquel des experts en santé mentale ont examiné l'athlète afin de déterminer s'il souffre d'un trouble d'anxiété qui aurait pu avoir un impact sur les gestes qu'il a posés le soir où il a tué sa conjointe Reeva Steenkamp.

La juge Thokozile Masipa devrait recevoir les conclusions du rapport d'un comité formé d'un psychologue et de trois psychiatres qui avaient reçu le mandat de déterminer si l'athlète, qui est amputé des deux jambes, était en mesure de comprendre la gravité des gestes qu'il a posés lorsqu'il a fait feu en direction de Steenkamp au travers de la porte d'un cabinet de toilette de son domicile le soir de la Saint-Valentin l'an dernier.

Les conclusions du comité provenant d'un hôpital psychiatrique d'État pourraient servir à déterminer s'il sera tenu criminellement responsable de ses gestes et influencer le verdict qui sera prononcé par la juge ou, s'il est reconnu coupable, avoir des conséquences sur la sévérité de la peine, ont dit des experts juridiques.

L'évaluation s'est produite après qu'un psychiatre, le Dr Merryll Vorster, eut témoigné en faveur de Pistorius, qui a déjà déclaré qu'il se sentait vulnérable à cause de son handicap et des préoccupations associées à la tragédie. Selon Vorster, Pistorius souffrirait d'un trouble d'anxiété qui aurait pu contribuer au meurtre de sa conjointe aux petites heures du 14 février 2013. L'athlète a déjà raconté qu'il avait ouvert le feu après avoir cru, à tort, qu'il s'agissait d'un dangereux intrus s'étant réfugié dans son cabinet de toilette.

Le procureur Gerrie Nel prétend que Pistorius, qui est âgé de 27 ans, a tué l'ex-mannequin de 29 ans après une prise de bec, et il l'a dépeint comme étant un homme au comportement imprévisible et aux tendances narcissiques qui est obsédé par les armes. Il a cependant demandé une enquête indépendante afin d'évaluer l'état d'esprit de Pistorius, afin de couper l'herbe sous le pied de la défense qui pourrait demander que son client évite la prison à cause de la maladie mentale.

Pistorius pourrait écoper de 25 ans de prison s'il est reconnu coupable de meurtre prémédité, et pourrait également écoper d'une lourde peine de prison s'il est reconnu coupable de meurtre non-prémédité ou de négligence criminelle causant la mort. Il est présentement en liberté conditionnelle.




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