Pistorius devra subir une évaluation psychiatrique

Le procès d'Oscar Pistorius a été ajourné jusqu'à... (PHOTO GIANLUIGI GUERCIA, AFP)

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Le procès d'Oscar Pistorius a été ajourné jusqu'à mardi.

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L'affaire Pistorius
L'affaire Pistorius

Accusé du meurtre prémédité de sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar «Blade Runner» Pistorius, champion paralympique sud-africain, soutient qu'il a tué sa copine accidentellement, croyant tirer sur un cambrioleur réfugié dans la salle de bain. »

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Agence France-Presse
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La juge sud-africaine devant laquelle Oscar Pistorius est jugé pour le meurtre de sa petite amie a ordonné mercredi des examens psychiatriques pour établir si le champion paralympique souffrait vraiment d'un trouble anxieux généralisé comme l'a affirmé la défense.

Le rapport de la psychiatre citée par la défense «ne peut pas remplacer une évaluation appropriée», a expliqué la juge Thokozile Masipa, accédant à la demande de la poursuite de faire réaliser une contre-expertise psychiatrique indépendante.

Elle a souligné que l'examen n'avait pas pour but de punir Pistorius, laissant entendre qu'elle était à ce stade ouverte à la possibilité que l'athlète puisse ne pas être interné pendant ces tests qui pourraient durer jusqu'à 30 jours selon la loi.

Il s'agit d'«assurer à l'accusé un procès équitable» et de «révéler si au moment du crime (il) souffrait d'un trouble mental qui aurait pu le rendre pénalement non responsable de son acte», a-t-elle dit, avant de renvoyer l'audience à mardi pour détailler les termes de son ordonnance.

À en croire la psychiatre Meryll Vorster citée par la défense de Pistorius, ce dernier souffre d'un trouble anxieux généralisé qui se caractérise par un état d'inquiétude permanent et excessif.

Bien qu'il ne s'agisse pas d'une maladie mentale à proprement parler, ce trouble aurait des conséquences directes sur ses relations personnelles et sa vie sexuelle, aurait exacerbé sa peur de la criminalité, très élevée en Afrique du Sud et influé sur sa capacité à faire la différence entre le bien et le mal, selon elle.

Pistorius connaissait Reeva Steenkamp depuis trois mois quand il l'a abattue le 14 février 2013, faisant feu sur la porte fermée des toilettes. Depuis le début, il affirme qu'il croyait qu'un cambrioleur s'était introduit chez lui et s'y cachait.

Le procureur Gerrie Nel a contesté les conclusions de cette experte et accusé la défense d'utiliser l'argument psychiatrique pour obtenir une peine plus douce, faire appel ou faire requalifier l'affaire.

Selon lui, le couple s'est disputé et l'athlète a ouvert le feu en sachant pertinemment que sa petite amie Reeva était derrière la porte des toilettes.




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