Débat autour de la santé mentale de Pistorius

Depuis le début du procès le 3 mars,... (PHOTO DANIEL BORN, REUTERS)

Agrandir

Depuis le début du procès le 3 mars, la défense s'est appliquée à décrire un Oscar Pistorius ayant eu une enfance difficile, et obsédé par sa sécurité alors que les taux de criminalité sont effrayants dans le pays.

PHOTO DANIEL BORN, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

L'affaire Pistorius
L'affaire Pistorius

Accusé du meurtre prémédité de sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar «Blade Runner» Pistorius, champion paralympique sud-africain, soutient qu'il a tué sa copine accidentellement, croyant tirer sur un cambrioleur réfugié dans la salle de bain. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
PRETORIA

La santé mentale d'Oscar Pistorius était au centre des débats au procès de l'athlète mardi, l'accusé risquant d'être envoyé dans un hôpital psychiatrique afin d'établir s'il souffre, comme l'affirme un témoin de la défense, d'un «trouble d'anxiété généralisé».

La psychiatre Meryll Vorster a estimé mardi devant le tribunal de Pretoria, qui juge le champion paralympique sud-africain pour le meurtre de sa petite amie, que son anxiété a exacerbé sa peur de la criminalité.

Depuis le début du procès le 3 mars, la défense s'est appliquée à décrire un Oscar Pistorius ayant eu une enfance difficile, et obsédé par sa sécurité alors que les taux de criminalité sont effrayants dans le pays.



La défense veut montrer que cela a joué dans la réaction de Pistorius, quand il a abattu sa petite amie Reeva Steenkamp le 14 février 2013, la prenant, dit-il, pour un intrus, probablement un cambrioleur.

Selon le Dr Vorster, son «trouble d'anxiété généralisé» a eu des conséquences directes sur ses relations personnelles et sa vie sexuelle.

«Fonctionnait-il socialement? Oui, on dirait que oui. Mais pas de façon optimale», a-t-elle résumé.

Il se faisait de nouveaux amis «afin sans doute d'éviter d'être seul», a expliqué la psychiatre. «Il était seulement en leur compagnie pour éviter d'être seul.»

Meryll Vorster en est ensuite venue à la vie sexuelle de l'accusé. «Ses relations sexuelles semblent avoir duré bien peu de temps», a-t-elle relevé.

Le procureur Gerrie Nel a demandé qu'Oscar Pistorius soit placé en observation pendant trente jours pour vérifier les conclusions de la psychiatre.

Il a jugé que l'athlète n'avait pas l'air de souffrir de trouble d'anxiété généralisé, une affection qui se caractérise par un état d'inquiétude permanent et excessif.

Il a notamment relevé qu'Oscar Pistorius n'avait pas pris les mesures de sécurité les plus élémentaires pour assurer sa sécurité chez lui: pas de barres de sécurité aux fenêtres, absence d'une alarme fonctionnant normalement, porte de sa chambre ouverte...

Une telle négligence ne cadre pas avec le tableau d'une personne anormalement préoccupée par sa sécurité, selon M. Nel.

Oscar Pistorius, 27 ans, affirme qu'il a tué son amie Reeva Steenkamp par accident, croyant qu'un cambrioleur était caché dans les toilettes. L'accusation pense au contraire qu'il l'a abattue sciemment au cours d'une violente dispute.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer