Le Congrès veut entendre l'ex-patron de la CIA sur Benghazi

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L'affaire Petraeus

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L'affaire Petraeus

Directeur de la CIA et héros de guerre américain, David Petraeus a été contraint de démissionner en raison d'une liaison extraconjugale. Un scandale que plusieurs médias américains décrivent déjà comme la version du Pentagone du «Monicagate». »

Agence France-Presse
Washington

Des élus du Congrès américain ont appelé mardi l'ancien directeur de la CIA David Petraeus à venir témoigner lui-même sur l'attaque du consulat de Benghazi en Libye, malgré sa démission vendredi.

Les commissions du Renseignement et des Affaires étrangères tiennent cette semaine des auditions, certaines à huis clos, sur les circonstances entourant l'attaque du consulat le 11 septembre, dans laquelle l'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués.

Convoqué depuis plusieurs semaines, David Petraeus a démissionné vendredi à cause d'une liaison adultère et devait donc se faire remplacer par le directeur par intérim de la CIA, Michael Morell, notamment jeudi devant les commissions du Renseignement de la Chambre et du Sénat, dont il a déjà rencontré la présidente mardi. D'autres hauts responsables du renseignement et du département d'État sont également convoqués.

Mais démocrates comme républicains ont appelé l'ex-patron de la CIA à venir lui-même s'expliquer au Congrès, notamment après la révélation par plusieurs médias américains qu'il s'était lui-même rendu en Libye fin octobre pour enquêter sur l'attaque.

«Nous savons, selon Bob Woodward, qu'il a parlé à certaines personnes», a déclaré Dianne Feinstein, présidente démocrate de la commission du Renseignement du Sénat, sur la chaîne CNN mardi, en évoquant une information du célèbre journaliste du Washington Post.

«Il n'y a qu'une seule façon de vérifier cela, c'est de parler directement avec le directeur Petraeus, et le faire à huis clos devant la commission», a-t-elle poursuivi.

Les élus entendent éclaircir les causes de la faible sécurité au consulat de Benghazi, et si le gouvernement avait réagi assez rapidement pour envoyer des renforts pendant la nuit de l'attaque, le jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

Les républicains critiquent aussi l'administration Obama et l'ambassadrice à l'ONU, Susan Rice, pour avoir d'abord indiqué que l'attaque avait été le fruit d'une manifestation qui aurait dégénéré, et non un attentat planifié.

«Aurions-nous dû savoir qu'il s'agissait d'une attaque terroriste plus rapidement que dix jours après? Ma réponse est oui, absolument», a indiqué Dianne Feinstein.

«Qu'est-ce qui les a amenés à envoyer dans les premiers jours Susan Rice expliquer que c'était le résultat d'une manifestation spontanée à une vidéo Youtube, plutôt que d'une attaque terroriste orchestrée?» a demandé le sénateur républicain Marco Rubio à l'issue de l'audition des Affaires étrangères mardi.

«Au final, nous devons entendre la version de la secrétaire d'État Clinton. Je suis sûr qu'elle voudra bien venir nous en parler», a-t-il poursuivi en ajoutant que la présence de David Petraeus était elle aussi nécessaire.

Hillary Clinton n'a pas pu participer aux auditions de cette semaine car elle est en tournée en Asie-Pacifique.

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