Des étudiantes de Cambridge s'opposent à la venue de DSK

Dossiers >

L'affaire DSK
L'affaire DSK

Retrouvez toutes les informations concernant l'arrestation du patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et ses implications sur les scènes politique et économique dans le monde. »

L'ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn.... (Photo: Miguel Medina, Archives AFP)

Agrandir

L'ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn.

Photo: Miguel Medina, Archives AFP

Agence France-Presse
Londres

L'invitation adressée à l'ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn pour une conférence à Cambridge début mars n'est pas du goût de certaines étudiantes de la célèbre université britannique qui ont lancé une pétition contre sa venue.

DSK doit exposer ses vues le 9 mars sur «l'état de l'économie mondiale» à l'invitation de la «Cambridge Union Society»», l'association estudiantine de l'université.

«Donner à cet homme la possibilité de s'exprimer lui confère une légitimité publique, à un moment où il est à nouveau interrogé par la police», a souligné Ruth Graham, une porte-parole du syndicat CUSU (Cambridge university student's Union), dont la section femme a lancé cette pétition.

Cette invitation lui offre «une tribune pour s'exprimer (...) alors que les personnes qui ont survécu à des agressions sexuelles sont ignorées», a-t-elle ajouté.

La pétition avait recueilli vendredi 355 signatures.

Dominique Strauss-Kahn est une «grande figure du FMI», «une personnalité fascinante, qui a des connaissances exceptionnelles dans son domaine. C'est la raison pour laquelle nous l'avons invité», a répondu Katie Lam, la présidente de la Cambridge Union Society, à l'AFP. «Donc, je ne pense pas qu'il soit déplacé de l'avoir invité».

«S'exprimer devant l'association n'implique pas une quelconque approbation ou un quelconque soutien», a-t-elle justifié.

Après l'abandon des charges pénales pour agression sexuelle d'une femme de chambre du Sofitel de New York, une affaire qui lui a notamment coûté son poste au FMI et ses ambitions présidentielles, DSK avait effectué son retour sur la scène publique à l'occasion d'un forum économique dans la capitale chinoise, mi-décembre.

Mais il a été rattrapé par une autre affaire, dite «du Carlton», en France. Il doit être convoqué le 28 mars par la justice française pour être inculpé, notamment de complicité de proxénétisme, selon une source judiciaire.

L'ancien patron du FMI aurait pris part à des soirées libertines, notamment à Paris et Washington. Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées.

Partager

publicité

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer