Tunisie: le gouvernement craint des attentats pendant les élections

Le ministre tunisien de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou.... (Photo Zoubeir Souissi, Reuters)

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Le ministre tunisien de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou.

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La Tunisie après Ben Ali
La Tunisie après Ben Ali

Notre dossier sur la crise politique et sociale en Tunisie. »

Agence France-Presse
TUNIS

Le ministre tunisien de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou a fait état samedi de «menaces terroristes» pesant sur le bon déroulement des élections prévues en octobre et novembre, des scrutins cruciaux pour la stabilité de la Tunisie.

«Des menaces terroristes sérieuses visent la sécurité des élections», a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'une réunion consacrée à se sujet.

«La cellule de crise (du gouvernement) a décidé d'unifier les efforts des ministères de l'Intérieur et de la Défense en particulier dans les zones de tension aux frontières avec l'Algérie où se trouvent les fiefs des terroristes», a-t-il dit.

Si le ministre n'a pas apporté de précisions sur les risques existants, plusieurs hommes politiques de premier plan et leurs formations ont dit craindre des assassinats. Le quotidien La Presse titrait samedi sur les menaces qui pèseraient sur deux figures, l'ex-premier ministre Béji Caïd Essebsi et l'homme de gauche Hamma Hammami.

La Tunisie a été profondément déstabilisée en 2013 par les assassinats de deux figures de l'opposition aux islamistes d'Ennahda au pouvoir à l'époque. Par ailleurs, les autorités ne parviennent pas à neutraliser des groupes jihadistes qui ont tué une cinquantaine de policiers et de militaires depuis la révolution de janvier 2011, en particulier à la frontière avec l'Algérie.

Le premier ministre Mehdi Jomaa a pour sa part tenu à appeler les Tunisiens à se rendre aux urnes, malgré les difficultés dans le pays.

«Les élections ne vont pas résoudre tous les problèmes, mais nous devons continuer à bâtir un modèle (démocratique) tunisien unique en son genre», a-t-il souligné.

La Tunisie fait figure de dernier espoir de réussite du Printemps arabe, alors que les législatives d'octobre et la présidentielle de novembre doivent enfin pérenniser les institutions pour la première fois depuis la révolution qui chassa du pouvoir Zine El Abidine Ben Ali.




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