«J'ai déjà dit de nombreuses fois que le chemin vers une solution à deux États qui satisferait les aspirations des Palestiniens passe par Jérusalem et Ramallah, et non par New York», a déclaré Mme Clinton à des journalistes, redisant l'opposition des États-Unis à la demande palestinienne d'améliorer son statut aux Nations unies.
«Nous avons dit très clairement aux dirigeants palestiniens que nous nous opposons à leurs efforts pour changer leur statut à l'ONU en dehors du cadre» de négociations directes, a-t-elle poursuivi.
Quel que soit le résultat du vote de l'Assemblée générale de l'ONU, qui devrait approuver largement la résolution palestinienne, «cela n'aboutira pas au résultat» que tout le monde espère, a mis en garde Mme Clinton.
«La seule manière d'aboutir à une solution durable est d'entamer des négociations directes», a-t-elle ajouté.
La résolution palestinienne est assurée de recueillir la majorité simple requise à l'Assemblée générale des Nations unies.
Elle accorde à la Palestine le statut «d'État observateur non membre» de l'ONU et «exprime l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable» sa candidature comme membre à part entière, déposée en septembre 2011 par le président palestinien Mahmoud Abbas.
Les États-Unis ont tenté in extremis mercredi, sans succès, de dissuader M. Abbas. Celui-ci a rencontré à son hôtel à New York le secrétaire d'État adjoint américain William Burns et l'envoyé spécial pour le Proche-Orient David Hale.
Le département d'État a indiqué mercredi que les États-Unis voteraient contre cette résolution jeudi.