La Corée du Nord simule des attaques contre le Sud

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a fait déployer... (PHOTO ARCHIVES AFP/AGENCE KCNA)

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Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a fait déployer plusieurs batteries d'artillerie lourde ont été déployées pour l'exercice militaire.

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Hwang Sunghee
Agence France-Presse
SÉOUL

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a dirigé un vaste exercice d'artillerie simulant des attaques contre Séoul et d'autres cibles, tandis que la Corée du Sud et le Japon dévoilaient vendredi de nouvelles sanctions unilatérales en représailles au programme nucléaire nord-coréen.

Plusieurs batteries d'artillerie lourde ont été déployées pour l'exercice militaire. Celui-ci simulait des attaques contre cinq îles frontalières et les «organes dirigeants réactionnaires» à Séoul et dans d'autres villes sud-coréennes, a rapporté l'agence nord-coréenne KCNA.

Cet exercice s'est déroulé jeudi, quelques heures après l'adoption à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une nouvelle résolution sanctionnant Pyongyang à la suite de son cinquième essai nucléaire de septembre.

Le texte, mis au point par les États-Unis à l'issue de trois mois de difficiles négociations avec Pékin, plafonne les exportations nord-coréennes de charbon, la principale source de revenus externes de Pyongyang.

«Si une guerre éclate, de telles frappes mortelles seront infligées aux forces sud-coréennes, et leur volonté de contre-attaque sera complètement brisée dès le départ, elles seront complètement anéanties», a dit le dirigeant nord-coréen lors de l'exercice. «Rien ni personne ne survivrait».

La Corée du Sud a dévoilé vendredi ses propres sanctions contre Pyongyang, ajoutant des dizaines de noms à sa liste noire des personnes ou organisations soupçonnées d'implication dans le programme nucléaire nord-coréen.

Compte tenu de l'absence de lien commercial tangible entre les deux Corées, ces mesures sont largement symboliques. Selon un porte-parole du gouvernement, cette liste noire comprend désormais le Parti des travailleurs de Corée, le parti unique au pouvoir en Corée du Nord, et deux des collaborateurs les plus proches de M. Kim, Choe Ryong-Hae et Hwang Pyong-So, ce qui ne devrait pas manquer d'irriter le Nord.

Le groupe chinois Dandong Hongxiang Industrial Development, placé en septembre par Washington sur sa propre liste noire, fait son entrée sur la liste sud-coréenne.

La Corée du Nord a mené deux essais nucléaires cette année. Avec le test de septembre, elle a revendiqué des avancées majeures dans ses efforts pour miniaturiser une tête nucléaire de façon à en équiper un missile susceptible de frapper les États-Unis.

Le Conseil de sécurité a sommé mercredi le Nord «d'abandonner» son programme d'armements nucléaires. Mais Pyongyang a répliqué en déclarant que les sanctions ne feraient que «renforcer (ses) contremesures d'autodéfense».

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