Pyongyang mène un exercice militaire près de la Corée du Sud

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Le leadernord-coréen Kim Jong-Un.

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La menace nord-coréenne

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La menace nord-coréenne

Depuis plusieurs semaines, la Corée du Nord de Kim Jong-un multiplie les menaces à l'endroit de Séoul et Washington. Si pour plusieurs la stratégie belliqueuse de Pyongyang vise en premier lieu à attirer Washington à la table de négociations, pour certains le discours guerrier du jeune dirigeant nord-coréen, qui brandit notamment la menace nucléaire, inquiète. »

Agence France-Presse
Séoul

La Corée du Nord a effectué mardi un bref exercice à tirs réels près de la frontière maritime controversée avec le Sud, sans provoquer d'incident, en attendant un possible quatrième essai nucléaire.

Pyongyang avait procédé à de semblables tirs le 31 mars, faisant tomber plusieurs obus dans les eaux territoriales sud-coréennes. Le Sud avait répliqué par un feu nourri d'artillerie.

L'incident n'avait causé ni pertes humaines ni dégâts matériels mais attisé les tensions déjà vives sur la péninsule après la menace nord-coréenne de procéder à un nouvel essai nucléaire.

Cette fois, les tirs nord-coréens n'auront duré que 10 minutes. «50 obus ont été tirés. Aucun n'est tombé au Sud», a indiqué un porte-parole du ministre sud-coréen de la Défense.

Les habitants des îles de Yeonpyeong et Baengnyeong avaient reçu des appels à la prudence et devaient rejoindre les abris «si nécessaire».

«J'en ai vraiment par-dessus la tête», s'est désolé le propriétaire d'une auberge locale. «Tout cela ne fait qu'effrayer mes clients. Il est plus probable que je meure à cause de mon manque-à-gagner que d'une attaque du Nord».

La Corée du Sud avait prévenu qu'en cas de dérapage, elle «répliquera(it) fermement».

La frontière maritime entre les deux pays a été à plusieurs reprises par le passé le théâtre de confrontations meurtrières.

La dernière date de novembre 2010. Le Nord avait bombardé une île sud-coréenne près de cette frontière, causant la mort de quatre personnes et amenant la péninsule au bord du conflit.

Baptisée «Ligne de limite du Nord», la frontière a été tracée par les forces des Nations unies et des Etats-Unis en 1953, à la fin de la guerre de Corée. Pyongyang la conteste et refuse de la reconnaître.

- Essai nucléaire en préparation -

Alors qu'elles s'étaient estompées à l'automne, la Corée du Nord multipliant les appels du pied pour un retour à la table des négociations sur son programme nucléaire, les tensions se sont récemment ravivées avec la tenue des manoeuvres militaires annuelles entre les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Le Nord a multiplié les tirs d'essai de missiles en mer et semble sur le point de procéder à son quatrième essai atomique comme le suggèrent de récentes images satellite révélant une activité intense sur le principal site d'expérimentation nucléaire nord-coréen.

En tournée en Asie, Barack Obama a mis en garde la Corée du Nord la semaine dernière à Séoul. La poursuite de son programme militaire nucléaire ne lui apportera que «plus d'isolement», a affirmé le président américain en qualifiant le Nord d'Etat «paria faible».

Pyongyang a vivement réagi à ce qu'il a qualifié d'«insultes intolérables» à l'égard de son dirigeant, Kim Jong-Un.

La visite d'Obama «n'a fait que confirmer notre conviction ancienne que la manière forte, plutôt que les mots, sont la seule option pour traiter avec le vieil ennemi américain», a indiqué le Comité nord-coréen pour la réunification pacifique de la Corée en se disant prêt à mener «une guerre nucléaire totale».

Dans un texte particulièrement virulent diffusé dimanche, ce comité chargé des affaires intercoréennes avait comparé la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye à une «prostituée» et Barack Obama à un «maquereau».

La Corée du Nord a déjà procédé à trois essais nucléaires, en octobre 2006, mai 2009 et février 2013, des tests interdits par l'ONU et qui ont chaque fois conduit à un alourdissement des sanctions internationales.




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