Hillary Clinton a supprimé une référence à Keystone XL de ses mémoires

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Plusieurs messages publiés par WikiLeaks montrent comment Mme Clinton s'est débattue dans le dossier de l'oléoduc, qui est devenu un irritant majeur entre le Canada et les États-Unis.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
Washington

Une référence à l'oléoduc Keystone XL a été retirée des mémoires de Hillary Clinton pour des raisons politiques, selon la dernière série de courriels volés, publiée jeudi par WikiLeaks.

Alors qu'elle écrivait le livre Hard Choices, Hillary Clinton avait inclus une référence à l'oléoduc à la suggestion de sa fille, Chelsea, selon un courriel apparemment envoyé en 2014 au président actuel de sa campagne, John Podesta.

La note, signée par le rédacteur de discours de Mme Clinton Dan Schwerin, précisait que la politicienne avait décidé d'écrire sur Keystone parce que sa fille croyait que ce serait une omission évidente et qu'elle aurait l'air de vouloir éviter le sujet.

La note indique que le passage avait été rédigé avec l'aide de M. Podesta, puis édité par Bill et Hillary Clinton. On y lisait que Keystone XL avait représenté un choix difficile dans une période de transition vers une économie plus verte.

On y concluait que Mme Clinton avait refusé de prendre parti par respect pour son successeur, John Kerry, qui avait supervisé l'examen du projet à titre de secrétaire d'État.

Son éditeur a cependant apparemment voulu supprimer le passage, qui donnait l'impression qu'elle tentait d'esquiver le sujet, selon lui.

Dans la note de M. Schwerin, on peut lire que l'éditeur Jonathan Karp estime que le passage sur Kestone XL «se lit comme si vous (Mme Clinton) contourniez un enjeu que les lecteurs ne s'attendent pas vous voir aborder de toute façon. À moins que vous n'ayez besoin de le mentionner, je ne sais pas ce que vous y gagneriez. Vous dites que vous attendez l'étude avant de prendre une décision, mais je me demande si une étude peut arriver à définir la bonne voie à prendre, et certains lecteurs peuvent croire que se fier à une étude est une tactique pour gagner du temps.»

Le passage a apparemment été supprimé à la dernière minute. M. Schwerin affirme qu'il s'agit d'«un changement toujours possible dans le processus de production, même à cette date tardive (espérons que ça n'ouvrira pas les vannes).»

Plusieurs autres messages publiés par WikiLeaks montrent comment Mme Clinton s'est débattue dans le dossier de l'oléoduc, qui est devenu un irritant majeur entre le Canada et les États-Unis.

Ils révèlent comment son équipe de campagne a eu de la difficulté à déterminer le ton à adopter et le bon moment pour l'annonce surprise de son opposition au projet, qui a été officiellement rejeté peu après par le président Barack Obama.

L'équipe de Mme Clinton ne commente généralement pas le contenu des courriels publiés par WikiLeaks, les considérant comme des manoeuvres des services de renseignement russes pour influencer le résultat des élections américaines.

L'oléoduc Keystone XL aurait transporté plus du cinquième des exportations pétrolières du Canada aux États-Unis. Les défenseurs du projet le voyaient comme une façon plus écologique et économique de transporter du pétrole qui se rendait déjà aux États-Unis par train et ont partagé différentes études gouvernementales indiquant qu'il ne ferait pas augmenter les émissions de gaz à effets de serre.

Ses opposants ont rétorqué que ces études s'appuyaient sur des hypothèses trop optimistes sur l'avenir à long terme de l'industrie pétrolière.

Le fabricant canadien d'oléoducs TransCanada a soumis une requête auprès de l'ALÉNA dans l'espoir de récupérer 15 milliards $ du gouvernement américain, affirmant avoir accumulé des dépenses pendant que l'administration Obama lui faisait faussement croire que la décision serait appuyée sur des mérites techniques et non politiques.

L'oléoduc n'a été qu'un enjeu mineur de la campagne présidentielle actuelle, le candidat républicain Donald Trump s'étant engagé à relancer le projet.

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