L'ONU demande aux États-Unis de renforcer leurs lois antiracistes

Le Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU, Navanethem... (Photo Ruben Sprich, Reuters)

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Le Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU, Navanethem Pillay.

Photo Ruben Sprich, Reuters

Agence France-Presse
GENÈVE

Le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale a demandé vendredi aux États-Unis de renforcer leur législation contre le racisme après les émeutes qui ont suivi la mort d'un jeune Noir américain, Michael Brown, abattu par un policier blanc.

«Le recours excessif à la force par les fonctionnaires chargés de l'application de la loi contre les minorités ethniques et raciales est un objet de préoccupation constant» en particulier après la mort de Michael Brown, tué par balle par un policier blanc à Ferguson dans le Missouri le 9 août dernier, a déclaré aux médias un des membres de ce Comité de l'ONU, Noureddine Amir.

«Il ne s'agit pas d'un événement isolé», a-t-il dit, présentant les conclusions de la dernière session de travail du Comité qui se réunit deux fois par an à Genève.

Michael Brown avait été abattu en pleine journée alors qu'il n'était pas armé par un policier blanc, une vingtaine de minutes après être sorti d'un magasin de spiritueux où il est accusé d'avoir volé une boîte de cigares. Sa mort avait déclenché des émeutes, sans précédent au cours de ces dernières années, et avait réveillé des tensions raciales latentes aux États-Unis.

Les versions sur les circonstances de la mort du jeune homme de 18 ans diffèrent. Pour les uns, il aurait tenté de se saisir de l'arme du policier qui l'a abattu. Pour d'autres témoins, dont l'ami de Michael Brown qui l'accompagnait, il avait les mains en l'air.

Un grand jury du comté de Saint-Louis a été chargé de décider s'il y a lieu de poursuivre le policier de 28 ans, pour l'heure mis en congé forcé et qui a obtenu aussi des manifestations de soutien ces derniers jours.

Ce cas «illustre d'importants problèmes aux États-Unis, tels que les préjugés raciaux des responsables de l'application de la loi, le manque d'application des normes et réglementations relatives à l'usage de la force, et la formation insuffisante des forces de l'ordre», a estimé M. Amir.

«Les États-Unis doivent s'assurer qu'il y ait une enquête rapide et efficace sur chaque usage excessif de la force, que les auteurs présumés soient poursuivis par la justice et que les victimes ou leurs familles soient indemnisées de façon appropriée», a-t-il demandé.leurs «Ils devraient prendre des mesures exhaustives pour s'attaquer aux causes profondes et éviter que de tels incidents tragiques ne se reproduisent», a-t-il dit.




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