Tunisie: la Constituante se penche sur la formation de la Commission électorale

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Pour être élu membre de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), un candidat doit obtenir les voix des deux tiers des 217 élus de l'Assemblée nationale constituante (ANC).

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La Tunisie après Ben Ali
La Tunisie après Ben Ali

Notre dossier sur la crise politique et sociale en Tunisie. »

Agence France-Presse
TUNIS

La Constituante tunisienne a commencé mercredi l'élection des membres de la future instance électorale, dont la formation est cruciale pour que le gouvernement dirigé par les islamistes passe la main à des indépendants après plusieurs mois de crise politique.

Pour être élu membre de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), un candidat doit obtenir les voix des deux tiers des 217 élus de l'Assemblée nationale constituante (ANC).

Vers 17H30 locales (11H30 à Montréal), trois d'entre eux --la magistrate Lamia Zargouni, l'avocat Kamel Toujani et l'universitaire Chafik Sarsar-- avaient été élus à de très larges majorités. Six autres membres doivent encore être élus pour achever la composition de cette instance.

«L'élection des membres de l'ISIE constitue l'étape la plus importante de la période de transition» vers la démocratie, a estimé le président de l'ANC Mustapha Ben Jaafar, au début du vote transmis en direct par la chaîne nationale.

De difficiles négociations sont en cours depuis des mois pour former cette institution qui aura la lourde tâche d'organiser les prochaines élections, dans un climat de méfiance entre l'opposition et les islamistes d'Ennahda notamment.

Par ailleurs, depuis l'été, la justice administrative a annulé à deux reprises la procédure pour former l'ISIE en raison de vices de forme.

Ennahda s'est engagé à laisser la place à un cabinet d'indépendants pour conduire le pays vers des élections en 2014, tout en insistant sur la formation de l'ISIE avant de passer la main.

Le principal médiateur de la crise politique, le syndicat UGTT, a exigé que le premier ministre Ali Larayedh (d'Ennahda) démissionne au plus tard jeudi.

La classe politique s'est d'ores et déjà accordée sur le ministre sortant de l'Industrie, Mehdi Jomaâ, un indépendant peu connu du public, pour diriger le prochain gouvernement.

Parallèlement, la Constituante est en train d'approuver article par article la prochaine Constitution. Élue en octobre 2011, elle devait achever sa mission en un an, mais le processus a été ralenti par un climat politique délétère, l'essor de groupes jihadistes armés et des conflits sociaux.




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