Damas accuse Israël d'avoir bombardé un bâtiment militaire

L'armée israélienne a redéployé dimanche deux batteries du... (Photo: AFP)

Agrandir

L'armée israélienne a redéployé dimanche deux batteries du système antimissile Iron Dome dans le nord du pays en vue d'une éventuelle action militaire contre des cibles en Syrie ou au Liban.

Photo: AFP

Partager

Dossiers >

Syrie
Syrie

Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Damas

Damas a annoncé mercredi soir que l'aviation israélienne avait «directement bombardé» un centre de recherche militaire situé entre Damas et la frontière libanaise, pour la première fois en près de deux ans de conflit en Syrie.

Par ailleurs, le chef de l'opposition a créé une surprise de taille en annonçant mercredi être prêt à dialoguer avec le régime, mais sous conditions.

«Un avion de combat israélien a violé notre espace aérien à l'aube et a directement bombardé un centre de recherche sur l'amélioration de la résistance et l'auto-défense dans la région de Jomrayah dans la province de Damas», a affirmé l'armée dans un communiqué publié par l'agence officielle Sana.

L'armée syrienne fait état de deux employés tués et de cinq blessés dans ce centre, qui a subi «d'importants dégâts» et dont le «bâtiment a été partiellement détruit».

Le texte ajoute «que des groupes terroristes ont essayé en vain à plusieurs reprises ces derniers mois d'entrer et de s'emparer de ce site». Le régime affirme, depuis le début il y a 22 mois d'une révolte devenue guerre civile, lutter contre des «terroristes» armés et financés par l'étranger.

Cette attaque prouve «désormais à tous qu'Israël est le moteur, le bénéficiaire et parfois l'acteur des actes terroristes visant la Syrie et son peuple résistant, en coordination avec les pays soutenant le terrorisme, dirigés par la Turquie et le Qatar», poursuit l'armée.

Le communiqué explique en outre que «les avions de combat israéliens ont pénétré (en Syrie) en volant en-dessous de la hauteur détectée par les radars».

Des habitants près de Damas avaient dit auparavant à l'AFP que six missiles avaient touché mardi vers 23H30 (21H30 GMT) un centre de recherches sur les armes non conventionnelles, à Al-Hameh, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Damas.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de l'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire, tandis que des sources sécuritaires ont affirmé que ce bombardement visait un convoi d'armes vers le Liban.

L'armée dément ces informations, affirmant qu'aucun convoi n'a été visé et qu'Israël s'est rendu coupable d'une «agression caractérisée contre la souveraineté syrienne» qui «n'affaiblira pas la résistance».

De son côté, l'armée libanaise a fait état d'un survol particulièrement intensif de son territoire, affirmant que 16 avions de combat israéliens étaient entrés dans son espace aérien durant la seule journée de mardi.

L'armée israélienne a redéployé dimanche deux batteries du système antimissile Iron Dome dans le nord du pays en vue d'une éventuelle action militaire contre des cibles en Syrie ou au Liban.

A Washington, Maison Blanche et département d'État se sont refusés à tout commentaire sur l'action israélienne. Le chef du renseignement militaire israélien, le général Aviv Kochavi, se trouve actuellement à Washington où il a notamment rencontré le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, ont indiqué à l'AFP deux responsables américains de la Défense.

Le chef de l'opposition prêt au dialogue

Dans un texte publié sur sa page Facebook, le chef de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib a affirmé qu'«en signe de bonne volonté», il était «prêt à des discussions directes avec des représentants du régime syrien au Caire, en Tunisie ou à Istanbul», suscitant le mécontentement d'une partie de l'opposition.

Il s'en prend aux États qui «s'asseoient sans rien faire et disent "Attaquez, ne négociez pas!"», et affirme prendre cette décision car «il n'est plus question de chercher à gagner du temps alors que les Syriens vivent une crise sans précédent».

M. Khatib pose toutefois comme principale condition, la libération des «160 000 personnes» détenues dans le cadre du soulèvement contre le régime.

S'il assure s'exprimer en son nom, ses déclarations ont suscité le rejet d'une partie de l'opposition, notamment du Conseil national syrien (CNS), principale composante de la Coalition.

Le CNS a ainsi tenu à souligner dans un communiqué qu'elles «ne reflètent en aucun cas la position de la Coalition et va à l'encontre des principes fondateurs de la Coalition (...) qui refuse de discuter avec le régime meurtrier».

Le président Bachar al-Assad a proposé début janvier un plan de sortie de crise prévoyant un dialogue national à Damas, catégoriquement refusé jusqu'ici par l'opposition qui pose comme condition sine qua non le départ de M. Assad.

Mardi, l'opposition tolérée s'est dit prête à un dialogue sur l'application de l'accord de Genève qui prévoit une transition en Syrie.

Sur le terrain, 102 personnes ont encore été tuées mercredi, dont 35 civils, selon une ONG syrienne. Le conflit a fait plus de 60 000 morts depuis mars 2011, selon l'ONU.

Mercredi, des pays donateurs ont promis 1,5 milliard de dollars d'aide humanitaire aux Syriens. La responsable des affaires humanitaires de l'ONU Valerie Amos a assuré que l'aide était distribuée équitablement.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer