Pour le chef du Hezbollah, Al-Qaïda est tombé dans un «piège» en Syrie

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Beyrouth

Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah, fervent soutien de Damas, a estimé dimanche qu'Al-Qaïda était tombé dans un piège» tendu par les Occidentaux et des pays arabes en allant se battre au côté des rebelles en Syrie.

«Je lance aujourd'hui un appel à Al-Qaïda et je leur dis que les Américains, les Européens et des gouvernements arabes et musulmans vous ont tendu un piège en Syrie et vous ont ouvert la voie pour vous faire tuer en Syrie. Et vous êtes tombés dans ce piège», a lancé M. Nasrallah, qui s'exprimait via des écrans géants lors d'une cérémonie de son parti dans la banlieue sud de Beyrouth.

«Les groupes liés à Al-Qaïda ou se réclamant de son idéologie (...) seront les premiers à payer le prix, comme ils l'ont payé dans d'autres pays», a ajouté le chef du puissant mouvement chiite armé.

Ces déclarations, diffusées en direct par Al-Manar, la chaîne de télévision de son parti, interviennent alors que les mouvements jihadistes connaissent un essor en Syrie, enregistrant des succès sur le terrain et créant la polémique à l'étranger sur leur présence aux côtés des rebelles.

Estimant que la situation en Syrie était «de plus en plus complexe», il a affirmé que croire l'opposition «en mesure de l'emporter militairement est très, très, très suspect».

Pour lui, la bataille se joue entre le régime «qui défend son existence par conviction et parce qu'il est soutenu par une grande partie de la population», et l'opposition «armée qui veut faire chuter ce régime et a une partie de la population avec elle».

M. Nasrallah a également déploré le fait que le conflit dure, rejetant la faute sur l'opposition «et les pays derrière elle» qui refusent le dialogue, estimant que les États-Unis y avaient intérêt car le résultat serait «une Syrie faible» et ferait «pencher l'équilibre régional en faveur des États-Unis et d'Israël».

Le régime, qui assimile la rébellion à du «terrorisme», accuse les États-Unis, la Turquie et les pays du Golfe de soutenir les insurgés et appelle régulièrement au dialogue, une option rejetée par l'opposition qui réclame le départ du président Bachar al-Assad avant toute négociation.

Le Liban, qui a été pendant trois décennies sous la tutelle politique et militaire de la Syrie, reste profondément divisé au sujet du conflit syrien.

Le Hezbollah, qui domine avec ses alliés le gouvernement, soutient le régime du président Assad contesté depuis 21 mois par un soulèvement devenu un conflit armé.

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