Damas: les rebelles abattent un hélicoptère de l'armée syrienne

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Un hélicoptère de l'armée a été abattu par les rebelles alors qu'il bombardait le secteur de la Ghouta orientale, a déclaré à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

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Agence France-Presse
Beyrouth, Liban

Un hélicoptère de l'armée a été abattu vendredi dans une banlieue de Damas par les rebelles alors que les tensions restaient vives à la frontière turque, Ankara ripostant à un nouveau tir syrien, selon la télévision turque.

 

Après une escalade à la frontière cette semaine, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait prévenu que Damas paierait « un prix élevé » en cas de nouveaux tirs sur le territoire turc.

Les troupes turques avaient bombardé mercredi et jeudi des cibles - tuant plusieurs soldats syriens - en riposte à des tirs syriens sur le village turc d'Akçakale ayant tué cinq civils.

Sur le terrain, un hélicoptère de l'armée a été abattu par les rebelles alors qu'il bombardait le secteur de la Ghouta orientale, près de la capitale, a déclaré à l'AFP le président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

L'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes, a basé ses unités les plus organisées dans cette banlieue est de Damas.

Une vidéo diffusée sur YouTube montre des images d'un hélicoptère en chute libre. « L'hélicoptère chute! », dit une voix d'homme sur cette vidéo. « Les héros de la Ghouta orientale ont abattu un hélicoptère », lance une autre.

Depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, qui s'est militarisée face à la répression, la rébellion a annoncé à plusieurs reprises avoir abattu des hélicoptères ou des avions de l'armée qui bombardent sans relâche leurs positions.

Dans la ville de Homs, le quartier de Khaldiyé a subi les bombardements les plus violents en cinq mois de la part des forces du régime, selon l'OSDH. « C'est la première fois que l'armée utilise des avions de combat à Homs », troisième ville de Syrie, a déclaré Rami Abdel Rahmane.

Renforts militaires dans le village turc

L'armée a également bombardé des bastions rebelles dans les provinces de Deir Ezzor (est), Deraa (sud), Idlib (nord-ouest), Lattaquié (ouest) et Alep (nord), a ajouté l'OSDH en faisant état de combats entre rebelles et soldats dans ces zones.

En banlieue de Deir Ezzor, au moins 12 soldats ont été tués dans l'attaque d'un barrage, a indiqué cette ONG.

Au moins 68 personnes, dont 28 soldats et 21 civils, ont péri dans les violences à travers la Syrie vendredi, selon un bilan provisoire de l'OSDH.

Le chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne, a accusé vendredi le régime de Damas d'avoir voulu « exporter la crise syrienne » en bombardant cette semaine le village turc d'Akçakale.

Après ces tirs, à Akçakale, plusieurs chars et pièces d'artillerie, dont les canons visent ostensiblement le territoire syrien, ont été déployés.

Le gouvernement turc a obtenu le feu vert du Parlement pour poursuivre les opérations militaires en territoire syrien. Mais le premier ministre turc a assuré que son pays n'avait « pas l'intention de déclencher une guerre avec la Syrie ».

Après de longues tractations entre les pays occidentaux et la Russie, un allié du régime Assad, le Conseil de sécurité de l'ONU a dénoncé jeudi le bombardement syrien contre le village turc et appelé les deux pays voisins à la retenue.

Mais, vendredi soir, la télévision turque a fait état d'une nouvelle riposte d'Ankara à de nouveaux tirs syriens sur le territoire turc.



On veut des armes, pas des déclarations

Le Conseil de sécurité a par ailleurs condamné « dans les termes les plus fermes les attentats terroristes » commis à Alep mercredi, qui ont fait au moins 48 morts, en majorité des militaires, et revendiqués par un groupe extrémiste. Cette condamnation, réclamée par Damas, est une concession à la Russie, et a facilité un compromis après des heures de tractations.

Les autorités syriennes qualifient les rebelles de « terroristes » soutenues par des pays étrangers.

La déclaration des 15 pays membres réaffirme également leur « condamnation du terrorisme sous toutes ses formes ».

Comme chaque vendredi, des milliers de personnes hostiles au régime ont manifesté à travers la Syrie, réclamant en ce jour « des armes, et non pas des déclarations, pour assurer la protection de nos enfants ».

Les manifestations ont lieu chaque semaine depuis le début de la révolte en mars 2011, mais sont devenues moins importantes au fil des mois en raison de l'escalade de la violence.

Dans la région d'Alep, des centaines de jeunes dont des enfants ont manifesté dans la ville kurde de Koubani, arborant des drapeaux kurdes et ceux de la Révolution syrienne, selon une vidéo diffusée par des militants sur YouTube.

Dans la capitale, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées dans le quartier de Barzé (nord-est), selon une autre vidéo sur YouTube.

« Le peuple demande qu'on arme l'ASL », criaient des centaines d'hommes à la sortie d'une mosquée à Hilfaya, dans la province de Hama (centre).

 

 

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