Deux navires de guerre iraniens en Syrie

Un navire iranien tire un missile Mehrab, lors... (Photo: Ebrahim Noroozi, Archives AFP)

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Un navire iranien tire un missile Mehrab, lors de la démonstration de force organisée par la marine iranienne dans le détroit d'Ormuz, le 1er janvier 2012.

Photo: Ebrahim Noroozi, Archives AFP

Agence France-Presse
Téhéran

Deux navires de guerre que l'Iran a envoyés la semaine dernière en Méditerranée sont arrivés dans le port syrien de Tartous pour une mission de «formation» de la marine syrienne, a annoncé lundi la chaîne d'information télévisée en continu Irinn.

Ces deux navires, le destroyer Naghdi et le ravitailleur Kharg, «doivent fournir une formation à la marine syrienne en vertu de l'accord (de coopération militaire) existant» entre Téhéran et Damas, a ajouté la chaîne sur son site internet.

Elle n'a donné aucune précision sur la nature de cette «formation».

C'est la deuxième fois seulement que des navires de guerre iraniens pénètrent en Méditerranée depuis la révolution islamique de 1979.

Une première mission en Syrie du Kharg et de la frégate Alvand en février 2011 avait suscité l'inquiétude d'Israël, qui avait mis sa marine en état d'alerte, tandis que Washington avertissait les navires iraniens de «n'entreprendre aucune action qui pourrait compromettre la sécurité».

Israël a indiqué samedi qu'il «suivrait de près le déplacement de deux navires pour vérifier qu'ils ne s'approchent pas des côtes israéliennes».

Cette nouvelle mission en Méditerranée vise à «renforcer la présence de l'Iran dans les eaux internationales, qui est son droit naturel, et constitue un signe de notre puissance maritime», a déclaré lundi le ministre de la Défense Ahmad Vahidi à l'agence officielle Irna.

La présence de navires de guerre iraniens dans un port syrien intervient alors que le régime de Damas, principal allié de Téhéran au Moyen-Orient, est menacé par une révolte de sa population malgré une répression qui a fait des milliers de morts depuis un an et a entraîné l'isolement international de la Syrie.

L'Iran, qui n'a jamais condamné cette répression, accuse Israël et les Occidentaux d'être responsables du soulèvement de la population, afin d'affaiblir le front des pays hostiles à l'État hébreu dont Téhéran a juré la disparition.

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