Washington dénonce les condamnations contre des militants égyptiens

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Deux cent trente militants de la révolte qui avait chassé Hosni Moubarak du pouvoir en février 2011 ont été condamnés à la prison à vie, dont un de leurs dirigeants, Ahmed Douma (photo).

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Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

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Les États-Unis, alliés de l'Égypte, ont dénoncé mercredi des condamnations à la prison à vie prononcées par la justice égyptienne contre 230 militants de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak en 2011.

«Nous sommes profondément troublés», a réagi la porte-parole du département d'État, Jennifer Psaki, réaffirmant la position habituelle de Washington lors de précédentes décisions de justice en Egypte frappant, par exemple, des partisans des Frères musulmans, organisation interdite par le régime du président Abdel Fattah al-Sissi.

«Les procès et les condamnations de masse vont à l'encontre des principes démocratiques de base et de l'application du droit», a insisté Mme Psaki, jugeant qu'«en ces circonstances il semble impossible que les témoignages et les preuves aient été examinés de manière équitable».

Deux cent trente militants de la révolte qui avait chassé M. Moubarak du pouvoir en février 2011 ont été condamnés à la prison à vie, dont un de leurs dirigeants, Ahmed Douma, ont indiqué à l'AFP des sources judiciaires.

Washington a encore rappelé que les condamnés pouvaient interjeter appel et a «appelé le gouvernement égyptien à s'assurer d'une application du droit pour chacun des cas».

Depuis que l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013 et réprimé dans le sang les manifestations de ses partisans, les condamnations à mort et à de longues peines de prison se sont multipliées. Les procès de masse expédiés parfois en quelques minutes ont suscité un tollé international.

Les juges se montrent souvent plus répressifs que le gouvernement et certaines de leur décision ont même mis dans l'embarras les autorités, y compris le président Sissi, architecte de la destitution de M. Morsi.

Lors d'une conversation téléphonique en décembre dernier, le président américain Barack Obama avait fait part à son homologue égyptien de sa «préoccupation» concernant les procès de masse, tout en réaffirmant l'importance de la coopération entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme.

De fait, depuis la chute du régime Moubarak, les États-Unis sont confrontés à un dilemme avec l'Egypte: Washington exprime régulièrement son mécontentement sur le bilan des droits de l'homme, mais doit aussi compter sur son alliance militaire avec cette pièce maîtresse de la diplomatie américaine dans le monde arabe.

Les États-Unis lui allouent chaque année 1,5 milliard de dollars d'aide, dont environ 1,3 milliard en assistance militaire. Une partie de celle-ci avait été gelée en octobre 2013 et conditionnée à des réformes démocratiques.

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