L'opposition égyptienne rejette l'offre de dialogue du président Morsi

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Une manifestante tient un carton sur lequel est écrit «Morsi, va-t'en».

Photo Amr Nabil, AP

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L'Égypte après Moubarak
L'Égypte après Moubarak

Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
LE CAIRE

L'opposition égyptienne a rejeté jeudi l'offre de dialogue du président Mohamed Morsi, réitérant son appel à manifester le 30 juin pour réclamer la tenue d'une présidentielle anticipée.

Le discours mercredi de M. Morsi est «le contraire d'une reconnaissance claire de la situation difficile que vit l'Égypte à cause de son échec à administrer les affaires du pays depuis qu'il en a pris la charge il y a un an», a estimé Mohamed El-Baradei, responsable du Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition, lors d'une conférence de presse.

Dans un discours télévisé, le chef de l'État a appelé mercredi à la réforme et au dialogue, tout en lançant une mise en garde contre les divisions qui risquent de précipiter le pays dans la «paralysie» et le «chaos».

Après ce discours, a poursuivi le chef du parti libéral al-Dostour qui lisait un communiqué du FSN, l'opposition «reste déterminée à appeler à une élection présidentielle anticipée afin de réaliser les objectifs de la révolution, avec en tête la justice sociale».

«Nous sommes confiants, le peuple égyptien sortira par millions pour manifester pacifiquement sur toutes les places et les rues d'Égypte dimanche 30 juin pour réaliser ses aspirations et remettre la révolution du 25 janvier sur ses rails», a-t-il poursuivi, faisant allusion à la révolte de janvier/février 2011 qui avait chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak.

Le communiqué fait en outre porter au chef de l'État la responsabilité des clivages dans le pays. L'Égypte est profondément divisée entre les partisans de M. Morsi, qui estiment qu'il épure les institutions après des décennies de corruption, et ses détracteurs qui l'accusent de concentrer le pouvoir entre les mains des Frères musulmans.

Dans le cadre d'une campagne baptisée Tamarrod (rébellion), les détracteurs appellent à manifester le 30 juin, premier anniversaire de l'investiture de M. Morsi, devant le palais présidentiel au Caire.

Tamarrod revendique 15 millions de signatures pour une pétition réclamant le départ de M. Morsi.

Plusieurs partis et groupes de l'opposition, dont le FSN, se sont ralliés à cet appel. Plusieurs mouvements islamistes ont quant à eux appelé à une manifestation «à durée indéterminée» dès vendredi, pour défendre la «légitimité» de M. Morsi.

La tenue de ce rassemblement, deux jours avant celui de l'opposition, fait redouter une détérioration accrue du climat politique, propice à de nouvelles violences.

Depuis l'élection de Mohamed Morsi, premier civil à accéder à la présidence, la tension n'a jamais été aussi grande en Égypte, pays le plus peuplé du monde arabe.

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