Trois conseillers du président Morsi démissionnent

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Un homme passe devant le palais présidentiel où un graffiti caricature le président Mohamed Morsi, le 5 décembre.

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Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
Le Caire

Trois conseillers du président égyptien Mohamed Morsi ont démissionné en signe de protestation, alors que la crise qui divise le pays a pris une tournure violente avec des affrontements devant le palais présidentiel, a annoncé mercredi l'agence officielle Mena.

 

 

 

 

Amr el-Leithi, Seif Abdel Fattah et Ayman al-Sayyad, membres de l'instance des conseillers de la présidence, ont présenté leur démission, selon la Mena.

«Le régime perd sa légitimité»

L'opposant Mohamed ElBaradei a fait porter au président égyptien Mohamed Morsi la responsabilité des violences qui opposaient mercredi au Caire ses partisans à des manifestants hostiles au chef de l'État devant la présidence, ajoutant que le régime perdait de sa légitimité.

«Le régime perd de sa légitimité jour après jour», a dit le chef du Front du salut national (FSN), une coalition de l'opposition, en affirmant que M. Morsi portait l'«entière responsabilité» des violences.

M. ElBaradei, ancien chef de l'agence nucléaire de l'ONU et prix Nobel de la paix, s'exprimait lors d'une conférence de presse commune avec l'ancien patron de la Ligue arabe, Amr Moussa, et l'ex-candidat à la présidence Hamdeen Sabbahi, qui font partie du FSN.

«Nous sommes prêts au dialogue », mais uniquement si le président retire le décret par lequel il a considérablement élargi ses pouvoirs, a poursuivi M. ElBaradei.

«Nous ne participerons à aucun dialogue si la déclaration constitutionnelle n'est pas annulée», a-t-il insisté, en qualifiant le régime de M. Morsi de «répressif et autocratique».

«La révolution ne s'est pas faite pour cela, elle s'est faite pour des principes, pour la liberté et la démocratie», a-t-il ajouté, en référence à la révolte populaire qui a mis fin au règne d'Hosni Moubarak en février 2011.

«Le président Morsi doit écouter le peuple, dont la voix est claire et forte. Il n'y a pas de légitimité dans l'exclusion de la majorité du peuple, il n'y a pas de légitimité dans le fait de laisser un groupe dominer le peuple égyptien», a-t-il martelé, en allusion aux Frères musulmans, dont est issu M. Morsi.

«Cela pourrait nous entraîner vers la violence et pire encore», a-t-il ajouté, alors que de violents affrontements ont éclaté mercredi soir devant la présidence au Caire entre des partisans du président Mohamed Morsi et des manifestants protestant contre le renforcement de ses pouvoirs et le maintien d'un référendum controversé.

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