Un député enlevé par un groupe armé à Tripoli

Des combats meurtriers font rage ces derniers jours... (PHOTO ABDULLAH DOMA, ARCHIVES AFP)

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Des combats meurtriers font rage ces derniers jours entre milices rivales à Tripoli.

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
TRIPOLI

Un député et ancien vice-premier ministre libyen, Mustapha Abou Chagour, a été enlevé mardi par un groupe armé dans la capitale libyenne, a indiqué son neveu.

«Des hommes à bord de trois voitures ont enlevé mon oncle dans sa maison et l'ont conduit vers une destination inconnue», a déclaré Issam al-Naass.

«Vingt minutes avant son enlèvement, M. Abou Chagour avait reçu un appel téléphonique d'un inconnu qui lui demandait de quitter la maison en raison d'un danger imminent», a ajouté la même source.

Aucun groupe n'a revendiqué cet enlèvement pour le moment.

M. Abou Chagour, qui se présente comme un indépendant, a été élu député lors des dernières législatives du 25 juin.

Il devait entrer en fonction à partir du 4 août, date prévue pour la première réunion de la nouvelle Chambre des représentants qui doit remplacer le Congrès général national (CGN, Parlement), la plus haute autorité politique et législative du pays.

M. Abou Chagour était aussi vice-premier ministre dans le premier gouvernement post-révolution d'Abdelrahim al-Kib, de novembre 2011 à novembre 2012.

Les enlèvements et assassinats se sont multipliés en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Ils visent des responsables, des politiciens, des militants des droits de l'Homme et des journalistes.

En octobre dernier, le premier ministre d'alors Ali Zeidan avait été brièvement enlevé par une milice.

Ce nouvel enlèvement illustre une fois de plus l'incapacité des autorités libyennes à assurer la sécurité dans le pays, et notamment à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés qui font la loi, en l'absence d'une armée et d'une police bien structurées.

Réagissant aux combats meurtriers faisant rage ces derniers jours entre milices rivales à Tripoli, la France a annoncé mardi son intention d'évacuer ses ressortissants, après la décision de plusieurs États occidentaux, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, d'évacuer leur personnel diplomatique.




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