Armes chimiques en Syrie: Washington maintient les accusations contre Moscou

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« Concernant mes propos au sujet de la Russie et de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, je maintiens mes remarques », a dit Rex Tillerson au cours d'une conférence de presse donnée à Varsovie, le 27 janvier.

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Agence France-Presse
VARSOVIE

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a repris, samedi à Varsovie, ses accusations contre la Russie à propos des attaques à l'arme chimique en Syrie, accusations rejetées par Moscou.

« Concernant mes propos au sujet de la Russie et de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, je maintiens mes remarques », a dit M. Tillerson au cours d'une conférence de presse donnée avec son homologue polonais Jacek Czaputowicz.

Il avait formulé ses accusations mardi à Paris, à l'occasion d'une réunion internationale destinée à entamer des poursuites contre les responsables d'attaques chimiques en Syrie.

Le Kremlin avait répliqué le lendemain, accusant les États-Unis d'« embrouiller » les enquêtes en la matière.

« Au cours des dernières 24 à 48 heures, il y a eu des informations de presse de source transparente sur l'utilisation du chlore en tant qu'arme en Syrie », a dit M. Tillerson.

Ces attaques « violent toutes les conventions que la Russie a signées », a poursuivi M. Tillerson, ajoutant que ce pays, « allié d'Assad », a la responsabilité d'y réagir.

Arrivé vendredi soir à Varsovie, dernière étape de sa tournée européenne, M. Tillerson a immédiatement rencontré le président Andrzej Duda. Samedi matin, il a eu un entretien avec le premier ministre Mateusz Morawiecki et M. Czaputowicz, avant de marquer le 73e anniversaire de la libération du camp nazi allemand d'Auschwitz en visitant le monument du ghetto de Varsovie.

Pendant son unique conférence de presse, le secrétaire d'État américain a insisté sur les bonnes relations entre Washington et Varsovie, il a déclaré soutenir l'opposition de la Pologne à la construction du gazoduc NordStream2 entre la Russie et l'Allemagne, affirmant qu'il contribuerait à maintenir l'Europe « dépendante du gaz naturel russe » et « n'aidait pas » la stabilité énergétique du continent.

Il a noté que « tout le monde ne pense pas la même chose » à ce sujet, dans une allusion à la participation de plusieurs entreprises européennes, notamment allemandes et française, à ce projet.

Les États-Unis cherchent à développer les ventes de leur gaz naturel en Europe et de premières livraisons par bateau sont déjà arrivées en Pologne et en Lituanie.

Le dernier rendez-vous de M. Tillerson à Varsovie était prévu avec l'influent chef du parti conservateur Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, Jaroslaw Kaczynski.




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