La Syrie menace de détruire les avions turcs en cas d'intervention

Un chasseur F-16 de l'armée turque.... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Un chasseur F-16 de l'armée turque.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
DAMAS

Damas a prévenu jeudi Ankara que l'armée syrienne était prête à détruire les avions turcs qui tenteraient d'attaquer un bastion en Syrie d'une milice kurde considérée par la Turquie comme «terroriste».

«Nous prévenons que l'armée de l'air syrienne est prête pour détruire les cibles aériennes turques dans le ciel de la Syrie», a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad devant la presse.

«Nous prévenons les dirigeants turcs que s'ils lancent des combats dans la région d'Afrine, cela sera perçu comme une agression de la part de l'armée turque contre la souveraineté» de la Syrie, a ajouté le responsable, cité par l'agence officielle Sana.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé lundi de lancer une opération contre une force que Washington souhaite constituer en Syrie avec notamment des combattants kurdes.

La coalition emmenée par les États-Unis pour lutter contre le groupe État islamique (EI) avait annoncé dimanche la création de cette force frontalière pour «empêcher la résurgence» des jihadistes.

Cette force doit comprendre des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes, selon la coalition.

Or les FDS sont dominées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), une milice kurde considérée par la Turquie comme l'extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation kurde qui livre une sanglante guérilla contre Ankara depuis 1984.

Le président Erdogan, qui craint de voir les milices kurdes syriennes s'implanter durablement à la frontière avec la Syrie, a affirmé que l'armée turque était «prête» à lancer une opération «à tout moment» contre les bastions des YPG à Afrine ainsi qu'à Minbej, autre ville du nord de la Syrie.

Les États-Unis ont tenté mercredi de rassurer la Turquie sur cette force, en soulignant qu'elle n'était «pas une nouvelle «armée» ou une force conventionnelle de «garde-frontières».

La Turquie a déjà lancé une offensive dans le nord de la Syrie en août 2016 pour repousser vers le sud les jihadistes de l'EI, mais également pour contrer l'expansion territoriale des milices kurdes.




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