Washington rappelle 400 Marines de Syrie, où ils ne sont plus nécessaires

«Plus de 400 Marines se préparent à rentrer... (Photo AP)

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«Plus de 400 Marines se préparent à rentrer chez eux» après la défaite «de l'EI dans son ancienne capitale», a indiqué sur Twitter le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition internationale.

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Le groupe État islamique

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Tony GAMAL-GABRIEL, Sylvie LANTEAUME
Agence France-Presse
Washington

Plus de 400 Marines qui avaient été déployés dans la région de Raqqa, en Syrie, pour en déloger le groupe État islamique (EI) vont rentrer aux États-Unis et ils ne seront pas remplacés, l'artillerie lourde n'étant plus nécessaire dans cette région.

«Plus de 400 Marines se préparent à rentrer chez eux» après la défaite «de l'EI dans son ancienne capitale», a indiqué sur Twitter le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition internationale.

Arrivé le 15 septembre, le bataillon des Marines «a soutenu les forces partenaires de la coalition avec des frappes d'artillerie dans la lutte contre l'EI à Raqqa. Avec la libération de la ville (...), l'unité a reçu l'ordre de rentrer. Son remplacement a été annulé», précise un communiqué de la coalition dirigée par les États-Unis.

Sous contrôle des djihadistes pendant trois ans, Raqqa, métropole du nord syrien, a été conquise le 17 octobre, après des mois d'affrontements, par les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS), grâce notamment au soutien des frappes aériennes de la coalition.

Les Marines qui quittent la Syrie étaient équipés de M777, des pièces d'artillerie de 155 mm également utilisées en Afghanistan. «Jusqu'à la libération de Raqqa, les SDF ont bénéficié d'un soutien constant de l'artillerie de la coalition», souligne le communiqué.

Mais aujourd'hui, «la nature des opérations est en train de changer», a indiqué à l'AFP un porte-parole du Pentagone, le commandant Adrian Rankine-Galloway.

«Elle passe de la prise de territoire à une tactique plus antiterroriste. On a moins besoin de combat à l'artillerie lourde», a-t-il ajouté, rappelant que le nombre de frappes aériennes menées par la coalition a nettement baissé depuis la prise de Raqqa.

«Nous réduisons les forces de combats là où cela fait sens, mais nous allons poursuivre nos efforts pour aider nos partenaires syriens et irakiens à maintenir la sécurité», indique encore le communiqué de la coalition.

Les forces spéciales restent

«Les forces qui restent (sur le terrain) vont continuer à travailler avec nos forces partenaires pour vaincre ce qui reste de l'EI, et empêcher leur résurgence», est-il précisé.

Les forces de la coalition poursuivent leurs opérations dans la région de Deir Ezzor et des soldats des forces spéciales américaines restent sur le terrain, a indiqué le commandant Rankine-Galloway.

Il n'a pas précisé leur nombre, mais il a indiqué que le chiffre officiel de 503 soldats américains déployés en Syrie «ne change pas» avec le retour des Marines, car ils n'étaient pas comptabilisés, leur déploiement étant considéré comme bref.

Le Pentagone a publié lundi de nouveaux chiffres sur le nombre de soldats américains déployés à l'étranger, qui faisaient état de 1720 soldats en Syrie.

Par ailleurs, la coalition a reconnu jeudi dans un communiqué séparé la mort de 15 civils supplémentaires au cours de frappes aériennes, portant le total à «au moins» 801 civils tués depuis le début de l'opération Inherent Resolve en 2014.

Cette annonce intervient alors que la Maison-Blanche a récemment annoncé des «ajustements en instance concernant le soutien militaire apporté à (nos) partenaires au sol en Syrie».

Un responsable kurde avait confirmé un possible «ajustement», alors que la Turquie avait semé le doute en assurant avoir reçu des assurances de la Maison-Blanche pour l'arrêt de la livraison d'armes aux combattants kurdes.

Les Unités de protection du peuple kurde (YPG), principale milice kurde en Syrie, noyau dur des FDS, est considérée comme un groupe «terroriste» par Ankara.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la proclamation d'un «califat» sur de vastes territoires en Syrie et en Irak voisin, les djihadistes de l'EI sont désormais acculés dans leurs derniers réduits.




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