Conflit syrien: Poutine et Erdogan veulent une avancée du processus politique

Le président Vladimir Poutine et son homologue turc... (PHOTO PAVEL GOLOVKIN, ASSOCIATED PRESS)

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Le président Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une rencontre à Sotchi, le 13 novembre.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Maria PANINA, Maxime POPOV
Agence France-Presse
SOTCHI

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont prôné lundi une avancée du processus politique en Syrie, à l'issue de négociations à Sotchi, dans le sud-ouest de la Russie.

« Nous sommes solidaires sur le fait qu'il faut multiplier les efforts pour assurer une stabilisation à long terme [en Syrie], avant tout pour faire avancer le processus du règlement politique », a annoncé M. Poutine, lors d'une déclaration pour la presse à l'issue de sa rencontre avec M. Erdogan.

« Nous nous sommes mis d'accord sur le fait qu'il y a maintenant une base grâce à laquelle nous pouvons nous concentrer sur le processus politique », a souligné pour sa part le président turc.

Bien que la Russie soit un allié du régime de Damas à l'inverse de la Turquie qui soutient des rebelles, les deux pays ont travaillé ensemble ces deux dernières années pour mettre fin à la guerre, notamment par le biais du processus de paix d'Astana, au Kazakhstan, dont ils sont les parrains avec l'Iran.

Ces efforts communs ont notamment abouti à la mise en place de zones de désescalade dans certaines régions de la Syrie, permettant une diminution des violences sans jamais les faire cesser complètement.

« Je suis convaincu que notre rencontre d'aujourd'hui sera très efficace », avait assuré M. Erdogan au début de la rencontre, selon ses propos traduits en russe.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait déclaré que le principal sujet de discussion serait « la situation en Syrie, le fonctionnement des zones de désescalade et la poursuite du processus de règlement politique ».

Pour la Turquie, « la meilleure solution » pour le conflit en Syrie est « politique », a dit aux journalistes le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu.

« Sans un cessez-le-feu, nous ne pouvons pas parler d'une solution politique [...] Nous avons fait beaucoup de progrès sur cette voie et nous pouvons accorder plus d'attention au processus politique », a-t-il estimé.

MM. Erdogan et Poutine s'étaient déjà rencontrés en septembre à Ankara, où ils avaient décidé de faire pression en faveur de la création d'une zone de désescalade dans la région d'Idleb, dans le nord de la Syrie.

Sort d'Assad

Depuis, la Russie a proposé de réunir toutes les forces politiques syriennes pour aboutir à un règlement du conflit qui a fait plus de 350 000 morts. Mais l'opposition et les Occidentaux se sont dits sceptiques et aucune date n'a été fixée.

D'autres pourparlers sont prévus pour à partir du 28 novembre à Genève, sous l'égide de l'ONU.

La Russie, dont l'armée intervient en Syrie depuis plus de deux ans, a permis au régime syrien de reprendre le contrôle d'une grande partie du territoire mais peine à arriver à des progrès au niveau politique.

Depuis 2011 et le début du conflit meurtrier qui ravage la Syrie, toutes les initiatives prises en vue de parvenir à un règlement pacifique ont échoué, le sort à réserver au président Assad étant la principale pierre d'achoppement.

« La Russie, qui est dans une position très difficile [en Syrie], ne peut tout simplement pas se permettre de perdre des alliés ou même des partenaires », a affirmé à l'AFP l'expert russe Alexeï Malachenko, ajoutant que MM. Poutine et Erdogan avaient « besoin l'un de l'autre » dans ce conflit.

Les deux dirigeants s'étaient réconciliés en août 2016 après plus d'un an de grave crise dans leurs relations à la suite de la destruction d'un avion russe par la Turquie à la frontière syrienne fin 2015.

Signe de l'entente entre les deux pays, M. Erdogan avait annoncé en septembre qu'il avait signé avec la Russie un contrat portant sur l'achat de systèmes de défense antiaérienne S-400, suscitant l'inquiétude de l'OTAN dont la Turquie est un pays membre.




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