Syrie: 59 civils tués en trois jours à Raqa

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Depuis lundi, les frappes de la coalition ont fait au total 59 morts parmi les civils, dont 21 enfants, a précisé l'OSDH, en soulignant que de nouveaux corps avaient été retirés des décombres.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
Beyrouth

59 civils dont de nombreux enfants ont été depuis lundi, selon une ONG, dans les bombardements de la coalition menée par les États-Unis sur les quartiers de Raqa en Syrie contrôlés par les jihadistes, accusés par l'ONU d'utiliser les civils comme «boucliers humains».

La coalition formée de dizaines de pays fournit un appui aérien crucial aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde engagée au sol pour chasser les jihadistes du groupe État islamique (EI) de Raqa, leur principal fief en Syrie situé dans le nord du pays.

Les combats se concentraient jeudi dans la vieille ville, dont les FDS contrôlent désormais 70%, et dans les quartiers Al-Dariya (ouest), Al-Barid (nord-ouest) et Al-Mourour (centre), a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Depuis lundi, les frappes de la coalition ont fait au total 59 morts parmi les civils dont 21 enfants, a précisé l'OSDH, en soulignant que de nouveaux corps avaient été retirés des décombres.

La coalition internationale dit prendre des mesures pour éviter les victimes civiles, alors que depuis 2014 elle a reconnu être responsable de la mort de 624 civils dans des frappes, selon un bilan fourni début août. Certaines organisations estiment ce nombre largement sous-estimé.

«Le pire endroit aujourd'hui en Syrie est la partie de Raqa qui est toujours aux mains du prétendu État islamique», a déclaré jeudi Jan Egeland, le chef du groupe de travail humanitaire de l'ONU pour la Syrie, lors d'un point de presse à Genève.

L'ONU estime qu'il y a jusqu'à 25 000 civils pris au piège dans Raqa. «Ils sont encerclés par les combattants des FDS et sont utilisés comme boucliers humains par l'État islamique», a indiqué M. Egeland.

«Nous demandons donc à la coalition, aux FDS avec lesquelles nous pouvons passer un accord, de laisser autant que possible les gens s'enfuir», a-t-il ajouté.

Les travailleurs humanitaires pensent que «la situation ne peut pas être pire pour ces femmes, enfants et civils qui sont au milieu de ces échanges de tirs», a rapporté M. Egeland.

Capturée par les jihadistes en 2014, la ville de Raqa est devenue le symbole des atrocités de l'EI ainsi qu'une base pour la planification d'attentats commis à l'étranger.

Les FDS ont déclenché en novembre 2016 l'offensive pour la conquête de Raqa où elles ont pénétré le 6 juin.

Selon l'ONU, il y aurait entre 10 000 et 25 000 habitants encore coincés dans la ville.




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