Damas qualifie les accusations sur un «crématorium» de «totalement infondées»

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Une image satellite de la prison de Saydnaya.

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Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
Damas

Le régime syrien, accusé par les États-Unis d'avoir brûlé des prisonniers dans un «crématorium», a qualifié mardi ces allégations de «totalement infondées» et de «scénario hollywoodien», selon le ministère des Affaires étrangères.

«Ces allégations sont totalement infondées, elles ne sont que le produit de l'imagination de cette administration et de ses agents», a indiqué le ministère à l'agence de presse officielle Sana.

«Les administrations américaines successives n'ont cessé de tisser des mensonges et des allégations pour justifier leur politique d'agression et interventionniste dans les autres pays souverains», a encore accusé le ministère.

«Hier, l'administration américaine nous a sorti un nouveau scénario hollywoodien déconnecté de la réalité accusant le gouvernement syrien (...) d'avoir fait un crématorium dans la prison de Saydnaya», a-t-il encore souligné.

Les États-Unis ont accusé lundi la Syrie d'avoir brûlé dans un «crématorium» une partie des milliers de prisonniers assassinés ces dernières années dans le complexe pénitentiaire de Saydnaya, au nord de Damas.

Les États-Unis ont dévoilé des photos satellites «déclassifiées» de ce qu'ils affirment être la prison de sinistre réputation.

Sur ces clichés datés d'avril 2017, d'avril 2016, de janvier 2015 et d'août 2013, on voit des bâtiments, dont l'un est légendé «prison principale» et l'autre «probable crématorium».

En février, Amnesty International avait publié un rapport accablant sur les exactions commises à Saydnaya.

L'organisation des droits de l'homme avait accusé le régime syrien d'avoir pendu 13 000 personnes entre 2011 et 2015 dans ce pénitencier. Elle avait dénoncé une «politique d'extermination» constituant des «crimes de guerre et crimes contre l'humanité».

Amnesty n'avait cependant pas évoqué de «crématorium» et Damas avait contesté un rapport «totalement faux».




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