Syrie: les chefs des armées russe et iranienne veulent poursuivre le combat

Sur la photo, des soldats russes supervisent l'évacuation... (Photo Omar Sanadiki, Archives REUTERS)

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Sur la photo, des soldats russes supervisent l'évacuation d'un quartier de Homs, une ville du centre de la Syrie.

Photo Omar Sanadiki, Archives REUTERS

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
TÉHÉRAN

Les chefs des armées russe et iranienne ont affirmé samedi leur détermination à poursuivre leur lutte contre les «terroristes» en Syrie, au lendemain d'une frappe punitive américaine contre une base aérienne de l'armée syrienne.

Réagissant à une attaque chimique présumée imputée au régime syrien qui a fait 87 morts mardi dans la localité rebelle de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, les États-Unis ont tiré tôt vendredi 59 missiles de croisière Tomahawk vers la base d'Al-Chaayrate depuis deux navires américains en Méditerranée.

Les chefs des armées russe et iranienne, le général Valery Gerasimov et le général Mohammad Bagheri, se sont entretenus samedi au téléphone et ont «condamné l'opération américaine» la qualifiant d'«agression contre un pays indépendant», selon l'agence officielle iranienne Irna.

Un nouveau raid aérien sur Khan Cheikhoun a tué samedi une femme, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui n'a pu préciser s'il avait été mené par l'aviation syrienne ou russe.

L'Observatoire a également fait état d'un raid sur Urum al-Joz, une autre localité de la province d'Idleb, ayant tué samedi 18 civils dont cinq enfants. Ce raid a été vraisemblablement mené par l'aviation russe selon l'OSDH.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé samedi que la frappe américaine contre le régime syrien «fait le jeu du terrorisme», lors de sa première conversation avec le secrétaire d'État américain Rex Tillerson depuis cette attaque, a annoncé la diplomatie russe.

Sergueï Lavrov a par ailleurs réaffirmé la position de la diplomatie russe, qui estime que les accusations selon lesquelles le régime syrien a mené une attaque chimique sur la localité de Khan Cheikhoun «ne sont pas conformes à la réalité».

«Renforcer les groupes terroristes»

Lors de leur entretien téléphonique samedi, les chefs des armées iranienne et russe ont exprimé leur volonté de poursuivre leur coopération militaire en soutien au président Bachar al-Assad, «jusqu'à la défaite totale des terroristes et de ceux qui les soutiennent».

L'Iran et la Russie sont les plus proches alliés du régime de Damas et qualifient tous ses opposants de «terroristes».

Les frappes américaines, les premières contre le régime Assad depuis le début en mars 2011 de la guerre civile en Syrie, «visent à ralentir les victoires de l'armée syrienne et de ses alliés, et à renforcer les groupes terroristes», ont-ils accusé dans un communiqué.

Le président iranien Hassan Rohani a pour sa part accusé son homologue américain Donald Trump d'aider les groupes «terroristes». «Ce Monsieur qui a pris le pouvoir aux États-Unis prétendait vouloir combattre le terrorisme, mais aujourd'hui, tous les groupes terroristes en Syrie ont fait la fête après l'attaque américaine», a-t-il dit lors d'un discours télévisé.

Sur le plan diplomatique, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson est attendu à Moscou les 11 et 12 avril pour une visite prévue de longue date et la Syrie doit figurer haut dans les discussions.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a lui annoncé qu'il annulait sa visite en Russie prévue lundi en raison «des développements en Syrie qui ont changé fondamentalement la situation».

«Nous déplorons la défense continue par la Russie du régime d'Assad, même après l'attaque aux armes chimiques contre des civils innocents», a indiqué le ministre. Londres a annoncé vendredi «soutenir pleinement l'action des États-Unis» en Syrie.

Par ailleurs en Syrie, au moins 242 rebelles ont quitté samedi avec leurs familles Waer, le dernier quartier tenu par les insurgés dans la ville de Homs (centre), en vertu d'un accord conclu entre le régime et la rébellion sous la supervision de la Russie, selon l'agence officielle Sana.




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