Syrie: les Américains n'ont pas d'information «objective», dit le Kremlin

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«Juste après la tragédie, personne ne pouvait avoir accès à cette zone» à Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle syrienne d'Idleb, où une attaque chimique présumée a eu lieu, a assuré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov (photo).

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
Moscou

Les Américains n'ont pas d'information «objective» sur «le crime monstrueux» qui a fait mardi au moins 86 morts en Syrie et a été imputé par les Occidentaux au régime de Damas, a affirmé jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

«Juste après la tragédie, personne ne pouvait avoir accès à cette zone» à Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle syrienne d'Idleb, où une attaque chimique présumée a eu lieu, a assuré M. Peskov à la presse.

«Ainsi, toute information dont la partie américaine pouvait disposer (...) ne pouvait pas être fondée sur des matériaux ou témoignages objectifs», a-t-il souligné.

«Personne ne pouvait avoir d'information fiable et réaliste» sur ce «crime dangereux et monstrueux», a insisté le porte-parole du Kremlin, en mettant en garde contre toute «conclusion précipitée» sur ce qui s'est passé dans la province d'Idleb.

«Nous ne sommes pas d'accord avec les appréciations qui sont données», a ajouté M. Peskov.

Au moins 86 personnes, dont 30 enfants, ont été tuées lors d'un raid mené mardi sur Khan Cheikhoun. Les médecins ont relevé tous les symptômes d'une attaque chimique: pupilles dilatées, convulsions, mousse sortant de la bouche.

Le président américain Donald Trump a menacé mercredi de passer à l'action en Syrie au lendemain de cette attaque chimique présumée, que le président des Etats-Unis a qualifiée d'«odieuse» et d'«affront à l'humanité».

Avec ce raid imputé au régime syrien, de «nombreuses lignes» ont été «franchies», a-t-il souligné, en allusion à la «ligne rouge» que s'était fixée son prédécesseur Barack Obama à propos des attaques chimiques du régime syrien.




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