Le Royaume-Uni pourrait «reconsidérer» sa politique sur la Syrie

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Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a affirmé jeudi que le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir en Syrie pourrait être en fin en compte une possibilité.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
LONDRES

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a déclaré jeudi que le Royaume-Uni pourrait «reconsidérer» sa politique sur la Syrie en s'alliant avec la Russie et en acceptant le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir.

«Je reconnais les inconvénients et les risques d'une volte-face complète, consistant à soutenir les Russes, Assad. Mais je dois aussi être réaliste sur le fait que la situation a changé et il se pourrait que nous devions reconsidérer notre façon d'aborder» le conflit syrien, a déclaré M. Johnson devant la chambre des Lords.

«Nous récitons inlassablement notre mantra exigeant le départ d'Assad, sans jamais être en position de l'obtenir», a-t-il dit. De nouvelles élections en Syrie «sous la supervision de l'ONU», ce serait «une manière d'avancer», a-t-il ajouté.

À la question de savoir si cela voudrait dire qu'Assad pourrait se représenter, Boris Johnson a répondu: «Oui».

Jusqu'à présent, Londres a toujours dit qu'un départ du président syrien était un prérequis non négociable au règlement du conflit syrien qui a fait plus de 310 000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.

M. Johnson a par ailleurs ouvert la porte à un accord avec la Russie pour lutter de concert contre les djihadistes de l'État islamique en Syrie, au moment où la première ministre britannique Theresa May se rendait aux États-Unis. Elle y sera le premier dirigeant étranger à rencontrer vendredi le président Donald Trump.

Là aussi, il s'agit d'une nette inflexion du ton employé par Londres qui était jusqu'à présent parmi les plus virulents pour dénoncer l'appui militaire offert à Damas par les Russes, notamment pendant les bombardements sur Alep.

«Trouver un accord avec les Russes pour attaquer Daech (le groupe État islamique, NDLR) et le rayer de la carte, comme l'a dit le président (Donald Trump), pourrait être une solution», a souligné Boris Johnson.

La veille encore, le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, avait qualifié de «navire de la honte» le porte-avions russe de retour de Syrie à son passage dans la Manche le long des côtes britanniques.

Engagée militairement depuis septembre 2015 en Syrie, la Russie a changé la donne dans le conflit en volant au secours de l'armée syrienne qui était alors en difficulté face aux rebelles appuyés par des pays du Golfe et occidentaux.

La Russie, la Turquie et l'Iran ont trouvé mardi un accord pour consolider le cessez-le-feu en Syrie mais peu de progrès ont été réalisés en vue d'avancer vers un règlement du conflit.




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