Assad «optimiste» pour les prochaines négociations avec des groupes rebelles

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
Damas

Le président syrien Bachar al-Assad s'est déclaré dimanche «optimiste» sur les négociations prévues fin janvier au Kazakhstan, en affirmant être prêt à négocier avec une centaine de groupes rebelles, a indiqué à l'AFP un député français après l'avoir rencontré à Damas.

M. Assad s'est entretenu pendant plus d'une heure avec trois députés français, dont Thierry Mariani, qui s'étaient rendus vendredi à Alep, la deuxième ville de Syrie.

Selon M. Mariani, le chef de l'État syrien leur a déclaré «compter beaucoup» sur la réunion d'Astana, la capitale du Kazakhstan, où doivent prochainement se tenir des pourparlers de paix parrainés par la Russie, alliée du régime, et la Turquie, soutien de la rébellion.

Il a précisé être «prêt à discuter» avec 91 groupes rebelles, en excluant le groupe djihadiste État Islamique (EI) et Fateh al-Cham, ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda.

«Je suis optimiste. Je suis prêt à une réconciliation avec eux à condition qu'ils déposent les armes», a dit M. Assad, cité par M. Mariani.

Par ailleurs, le président syrien a estimé que la Turquie était un «pays fragilisé» à cause de la politique de son président Recep Tayyip Erdogan. Il l'a accusé d'avoir mis sous les verrous «plus de prisonniers politiques que tous les pays arabes réunis». 

Selon M. Mariani, M. Assad a déclaré ne pas pouvoir faire confiance à M. Erdogan, qui reste un «islamiste».

Il a en outre accusé la France de mener une politique de l'autruche, en assurant qu'elle était moins en sécurité qu'auparavant et que les deux pays avaient les «mêmes ennemis», a précisé le député.

Interrogé sur les exactions commises par le régime, M. Assad a répondu qu'il n'y avait pas de guerre propre et reconnu qu'il y avait «des exactions de tous les côtés». «Il y a eu probablement des erreurs du côté gouvernemental. Je les regrette et je les condamne», a-t-il dit selon M. Mariani.

Concernant une possible remise en cause par la nouvelle administration américaine de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, M. Assad a déclaré «croire au pragmatisme» du président élu Donald Trump.

M. Mariani et deux autres députés, Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle, s'étaient rendus vendredi à Alep, récemment reconquise par le régime où ils ont passé le Noël arménien «en solidarité avec les chrétiens d'Orient».




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