Le Conseil de sécurité votera samedi sur deux textes visant une trêve à Alep

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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, à Moscou, le 6 octobre.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le Conseil de sécurité votera samedi sur deux textes visant à instaurer un cessez-le-feu à Alep, ville syrienne bombardée sans relâche par Damas et son allié russe: l'un de la France qui appelle à la fin des raids, l'autre de la Russie qui ne le mentionne pas.

Les quinze pays membres du Conseil examineront d'abord le projet de résolution de la France.

Le texte russe, obtenu par l'AFP vendredi, «réclame l'instauration immédiate d'une cessation des hostilités, notamment à Alep» et demande à toutes les parties de permettre l'accès à l'aide humanitaire.

L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft a rejeté ce texte, estimant qu'il s'agissait d'une manoeuvre russe destinée à «cyniquement détourner l'attention de la nécessité d'arrêter les bombardements sur Alep».

Un diplomate du Conseil de sécurité, qui a requis l'anonymat, a estimé que la résolution russe «dans la forme comporte beaucoup de langage constructif tiré de précédentes résolutions et du texte français, mais le point clé c'est qu'elle n'appelle pas à la fin des bombardements aériens».

Or, selon lui, «la vaste majorité» des membres du Conseil veulent «la fin immédiate de ces bombardements incessants des civils à Alep».

Le texte de Moscou a été présenté au Conseil peu après que la Russie eut prévenu qu'elle était prête à bloquer le texte de la France.

Les membres du Conseil négocient depuis une semaine cet autre projet de résolution de Paris destiné à mettre un terme à l'intense bombardement de la ville assiégée d'Alep, à permettre l'acheminement de l'aide humanitaire et à arrêter tous les survols militaires de la ville.

Mais la Russie a menacé d'utiliser son droit de veto en tant que membre permanent du Conseil. «Je ne vois tout simplement pas comment nous pourrions laisser cette résolution passer», a déclaré à la presse Vitali Tchourkine, ambassadeur de Russie à l'ONU.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a prévenu que le vote de samedi sera «un moment de vérité pour tous les membres du Conseil de sécurité (...) en particulier pour nos partenaires russes», invoquant «une révolte de la conscience humaine».

Le Conseil de sécurité s'est réuni en urgence vendredi à la demande de la Russie qui voulait entendre l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

Ce dernier s'était alarmé jeudi d'une destruction totale d'Alep-Est d'ici janvier et avait montré du doigt la Russie. Il avait aussi proposé que les djihadistes du Front Fateh al-Cham (ex Front Al-Nosra) quittent la ville et que Damas et Moscou cessent leurs bombardements après leur départ.

Moscou salue dans sa résolution cette proposition et demande au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de présenter un plan détaillé à ce sujet susceptible d'être approuvé par le Conseil de sécurité.

Les chefs de la diplomatie américaine et française, John Kerry et Jean-Marc Ayrault, ont dénoncé côte à côte à Washington vendredi des «crimes de guerre» perpétrés contre des hôpitaux et des écoles de la ville martyre d'Alep, devenue le front crucial d'une terrible guerre qui fait plus de 300 000 morts.

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