Plus de 30 morts dans des raids du régime : Washington « horrifié »

Des hommes aident un blessé, après des frappes... (Photo AMER ALMOHIBANY, AFP)

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Des hommes aident un blessé, après des frappes du régime à Deir Al-Assafir, jeudi, qui constituent la plus grave violation du cessez-le-feu dans la région de l'est de Damas. Parmi les morts, on compte 12 enfants, selon un bilan provisoire.

Photo AMER ALMOHIBANY, AFP

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le département d'État s'est dit « horrifié » jeudi par des frappes de l'aviation syrienne ayant fait une trentaine de morts, dont des enfants, dans la localité de Deir al-Assafir, un bastion rebelle à l'est de Damas.

« Les États-Unis sont horrifiés » par ces frappes « contre une école et un hôpital de la banlieue de Damas (...) nous condamnons dans les termes les plus forts toutes les attaques ciblant directement des civils », a affirmé le département d'État dans un communiqué.

Au moins 33 personnes, dont 12 enfants, ont péri dans ces frappes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le département d'État a lui évoqué « plus de 20 personnes tuées et des dizaines de blessés, dont des enfants, des femmes et des personnes qui leur portaient secours », dans une rare réaction dénonçant « des frappes aériennes attribuées au régime (du président syrien Bachar) al-Assad ».

« Le régime s'est engagé à appliquer pleinement la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui appelle à une cessation immédiate de toutes les attaques contre des civils », insiste la diplomatie américaine.

Violation du cessez-le-feu la plus grave

Selon le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane, ces frappes à Deir al-Assafir constituent « la plus grave violation du cessez-le-feu dans la Ghouta orientale », région située à l'est de la capitale Damas.

Une trêve entre le régime et les rebelles a été instaurée en Syrie fin février, sous l'égide de la Russie et des États-Unis. Elle ne concerne pas les djihadistes de l'organisation État islamique (EI) et du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

La Ghouta orientale est connue pour être un fief de l'influente faction armée Jaich al-Islam (l'Armée de l'islam) qui a signé la trêve. Des combattants du Front Al-Nosra sont également présents dans cette zone.

La principale formation de l'opposition syrienne en exil avait aussi dénoncé les raids, appelant la communauté internationale à prendre des « mesures sérieuses et urgentes » après cette attaque.

Depuis le début du conflit syrien en 2011, plus de 270 000 personnes ont péri et plusieurs millions d'autres ont dû fuir leur foyer.

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