Près de 100 factions rebelles acceptent le cessez-le-feu en Syrie

Des combattants des Forces démocratiques de Syrie et... (PHOTO RODI SAID, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Des combattants des Forces démocratiques de Syrie et de l'Armée syrienne libre sont vus en banlieue de la ville d'Al Shadadi, dans le gouvernorat d'Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, le 19 février.

PHOTO RODI SAID, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Crise dans le monde arabe

International

Crise dans le monde arabe

Consultez notre dossier complet sur les soulèvements populaires dans le monde arabe. »

Agence France-Presse
BEYROUTH, Liban

Près de 100 factions rebelles ont accepté de respecter l'accord russo-américain de cessez-le-feu en Syrie, a annoncé vendredi le Haut comité des négociations (HCN), qui rassemble des groupes-clés de l'opposition et de la rébellion, à quelques heures de l'entrée en vigueur de la trêve.

«Les factions de l'Armée syrienne libre (ASL) et de l'opposition armée sont d'accord pour respecter la trêve qui durera deux semaines (...)», a indiqué le HCN dans un communiqué parvenu à l'AFP, en parlant de «97 factions rebelles».

Le HCN précise qu'une commission militaire présidée par son coordinateur général Riad Hijab a été formée «pour le suivi et la coordination» de l'application de la trêve.

Le HCN a souligné son engagement pour un règlement politique «garantissant un processus de transition en Syrie, en commençant par un organisme de transition doté de l'ensemble des pouvoirs exécutifs et dans lequel il n'y a pas de place pour Bachar al-Assad et sa clique», a poursuivi le communiqué.

Le processus de paix en Syrie sera «difficile» mais il n'y a pas d'autre voie

Vladimir Poutine a estimé vendredi qu'un règlement pacifique du conflit syrien serait «difficile», mais qu'il n'existait pas d'autre solution, quelques heures avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre régime et opposition.

Le président russe a également martelé sa résolution à continuer sa «lutte implacable» contre les djihadistes de l'État islamique et du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, exclus du cessez-le-feu.

«Nous comprenons et réalisons parfaitement que ce sera un processus difficile et peut-être même contradictoire, mais il n'existe pas d'autre voie que d'aller vers un règlement pacifique» du conflit, a déclaré M. Poutine devant les responsables des services de renseignement russes, selon des propos retransmis à télévision.

La trêve, dont les modalités ont été déterminées par Moscou et Washington et qui doit entrer en vigueur vendredi à 22 h GMT (17 h, heure de Montréal), est destinée à «donner une impulsion vers un règlement politique du conflit et pour créer les conditions pour qu'un tel processus débute», a souligné M. Poutine.

M. Poutine a toutefois promis de poursuivre les bombardements contre l'État islamique, le Front al-Nosra et les autres «organisations terroristes» reconnues en tant que telles par l'ONU et exclues de l'accord de cessez-le-feu.

«La lutte implacable contre ces organisations sera, bien entendu, poursuivie. J'ai l'espoir que nos partenaires américains partent également de ce principe», a-t-il lancé.

L'application de la trêve devrait toutefois être compliquée au vu des alliances formées entre rebelles islamistes et non islamistes dans certaines zones du pays.

Dans la matinée, le Kremlin avait annoncé la poursuite de ses bombardements sans toutefois confirmer si l'armée russe avait mené des frappes intenses vendredi contre des bastions rebelles, comme l'en accuse l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a pour sa part indiqué vendredi que Washington et ses alliés devaient s'abstenir de parler «d'une sorte de plan B (pour la Syrie), de préparation d'une opération terrestre et de la création de sortes de zones tampons inutiles» en cas d'échec du cessez-le-feu.

S'exprimant après des pourparlers avec le président de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, M. Lavrov a également critiqué le fait que les groupes de l'opposition syrienne ne se sont engagés à respecter la trêve «que pour deux semaines».

«L'initiative russo-américaine ne prévoit pas de conditions préalables ou de clause» d'un tel genre, a-t-il souligné.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer