Premier largage aérien d'aide humanitaire de l'ONU en Syrie

Des hommes sont assis près de sacs de... (PHOTO ABD DOUMANY, ARCHIVES AFP)

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Des hommes sont assis près de sacs de nourriture du PAM (WFP en anglais - World Food Program) dans un entrepôt de Kafr Batna, en banlieu de Damas, le 23 février.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'ONU a largué pour la première fois par avion de l'aide humanitaire en Syrie, a annoncé mercredi le patron des opérations humanitaires des Nations unies Stephen O'Brien.

«Ce matin un avion du Programme alimentaire mondial (PAM) a largué une première cargaison de 21 tonnes de provisions à Deir Ezzor», dans l'est de la Syrie, a-t-il indiqué, ajoutant que l'opération avait réussi.

Les palettes larguées «ont atterri dans la zone cible comme prévu», a-t-il précisé devant le Conseil de sécurité qui tenait des consultations sur la situation humanitaire en Syrie.

Les quelque 200 000 habitants restants à Deir Ezzor, une ville située à 450 km au nord-est de Damas, sont soumis à un siège par les djihadistes de l'État islamique (EI) qui contrôlent une partie de la ville.

M. O'Brien a souligné que de tels largages, imprécis et difficiles en raison de l'insécurité, «présentent des risques opérationnels» et ne sont envisageables qu'en «dernier recours». Mais ils «ont des avantages dans certaines régions de Syrie», a-t-il ajouté.

C'est la première fois que l'ONU a recours à cette méthode pour secourir la population, au lieu d'acheminer des convois par la route.

La Russie avait annoncé en janvier avoir réalisé des largages aériens humanitaires dans cette même région de Deir Ezzor.

M. O'Brien a vivement critiqué les obstacles administratifs posés par les autorités syriennes aux convois humanitaires terrestres de l'ONU.

Ainsi la livraison d'aide mardi à Madimayet et Kafr Batna, dans la périphérie rurale de Damas, «n'a pas été simple», a-t-il souligné. Un convoi a dû attendre une partie de la nuit à l'entrée de Madimayet avant de pouvoir décharger, alors que la ville n'est qu'à 20 minutes de route du centre de Damas.

«Rien ne justifie que cette mission ait dû mettre plus de 48 heures pour atteindre les personnes à secourir», a-t-il martelé, fustigeant «des restrictions inutiles et inacceptables, des obstructions et des retards délibérés coûteux en vies humaines».

L'ONU a prévu un autre convoi vers Madimayet cette semaine et une seconde et dernière série de livraisons à partir du 28 février à quatre villes assiégées déjà secourues la semaine dernière (Madaya, Zabadani, Foah et Kefraya).

«Nous devons obtenir immédiatement le feu vert pour la prochaine série de convois», a réclamé M. O'Brien.

L'ONU a proposé au gouvernement syrien «de réduire le nombre des procédures et le temps nécessaire pour que les convois se mettent en route».

Le patron de ses opérations humanitaires a aussi exhorté Damas à «approuver d'urgence quelque 40 demandes en suspens» pour des convois destinés à des villes syriennes assiégées ou difficiles à atteindre.

En réponse, l'ambassadeur syrien Bachar Jaafari a affirmé que Damas «fait de son mieux pour livrer de l'aide à tous ses citoyens où qu'ils soient». Il a critiqué une «exploitation politique de la souffrance humaine» de la part des Occidentaux et la volonté de «diaboliser» le régime.

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