L'opposition syrienne prête à conclure une trêve avec le régime Assad

Des combattants rebelles escortent un convoi du Croissant... (Photo Ammar Abdullah, archives Reuters)

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Des combattants rebelles escortent un convoi du Croissant rouge syrien, dans la province d'Idlib, le 17 février.

Photo Ammar Abdullah, archives Reuters

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Zeina Karam
Associated Press
Beyrouth

Le principal groupe de l'opposition syrienne a déclaré, samedi, qu'il était « en principe » prêt à mettre en place une trêve provisoire, fustigeant au passage la Russie et le régime du président Bachar al-Assad après que la date limite pour une cessation temporaire des hostilités eut été dépassée sans que rien ne change sur le terrain.

Le Haut Comité des négociations (HCN), qui bénéficie du soutien de l'Arabie saoudite, a affirmé que, pour qu'une trêve soit conclue, le régime Assad devrait d'abord cesser d'assiéger les villes détenues par les rebelles et relâcher des milliers de prisonniers.

Cette déclaration a été publiée à la suite d'une rencontre de l'opposition syrienne à Ryad, la capitale saoudienne, samedi, visant à discuter de la situation après que le délai fixé par les puissances mondiales, dont la Russie, pour interrompre provisoirement les combats fut arrivé à échéance.

Le 12 février à Munich, 18 pays appuyant les deux camps opposés du conflit syrien s'étaient entendus pour établir une cessation des hostilités au plus tard une semaine après l'accord afin de permettre aux pourparlers de paix de reprendre à Genève. Mais la trêve n'a jamais eu lieu et les affrontements violents se sont poursuivis, incluant une importante offensive menée par les troupes du régime avec l'appui de la Russie près de la frontière de la Turquie.

L'envoyé des Nations unies Staffan de Mistura a confié au journal suédois Svenska Dagbladet, vendredi, qu'il ne serait finalement pas possible de ramener les deux camps à la table des négociations d'ici le 25 février comme il l'avait d'abord espéré.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a pour sa part discuté avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, samedi, des progrès réalisés par les deux groupes de travail des Nations unies qui se sont rencontrés cette semaine à Genève afin de parler de la distribution de l'aide humanitaire et de la cessation des hostilités en Syrie, selon le porte-parole du département d'État, John Kirby.

M. Kirby a précisé que, même si tous les détails n'étaient pas encore réglés, M. Kerry avait toujours espoir qu'un arrêt complet des combats puisse entrer en vigueur le plus rapidement possible.

Le HCN a précisé que la trêve devait comprendre toutes les parties impliquées dans la guerre, plus particulièrement Moscou et Téhéran, qui sont les principaux partisans de Bachar el-Assad.

La Russie a indiqué qu'elle continuerait à s'attaquer aux « terroristes » en Syrie même si un cessez-le-feu est décrété.

Par ailleurs, le porte-parole du président russe, Vladimir Poutine, a révélé, samedi, que le Kremlin avait été déçu du rejet par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution soumise par la Russie ayant pour objectif de mettre fin aux bombardements outre-frontière et aux interventions de forces étrangères sur le terrain dans le cadre de la guerre en Syrie.

La proposition avait été présentée lors d'une réunion d'urgence du Conseil et immédiatement rejetée par la France.

Même si elle ne nommait pas la Turquie, elle visait clairement le gouvernement turc, qui a menacé d'envoyer des troupes en sol syrien et qui bombarde les milices soutenues par les Kurdes en Syrie.

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