Syrie: l'EI revendique l'attentat à Homs

Des résidants du quartier constatent les dégâts causés... (PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE)

Agrandir

Des résidants du quartier constatent les dégâts causés par l'explosion d'une voiture piégée, le 12 décembre à Homs.

PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Crise dans le monde arabe

International

Crise dans le monde arabe

Consultez notre dossier complet sur les soulèvements populaires dans le monde arabe. »

Agence France-Presse
DAMAS

Seize personnes ont été tuées samedi dans un attentat à la voiture piégée dans un quartier prorégime à Homs, dans le centre de la Syrie, revendiqué par le groupe djihadiste État islamique (EI).

Le gouverneur de la province de Homs Talal Barazi a indiqué à l'AFP que 16 personnes avaient péri et 54 avaient été blessées dans un « attentat à la voiture piégée » dans le quartier de Zahra.

« Au moins 16 personnes ont été tuées dans l'explosion et des dizaines d'autres blessées, dont certaines sont dans un état grave », a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Zahra est un quartier de l'est de Homs où vivent des alaouites (branche du chiisme). Cette communauté à laquelle appartient le président syrien Bachar al-Assad représentait un quart de la population de la troisième ville de Syrie avant le début du soulèvement contre le régime en 2011.

Le gouvernement syrien s'est empressé de condamner ce qu'il a qualifié d'« explosion terroriste lâche ».

Dans un communiqué mis en ligne sur un site islamiste, l'EI a revendiqué l'attentat à la voiture piégée, indiquant qu'il avait été suivi par un attentat suicide.

« Abou Ahmad al-Homsi a garé sa voiture dans le quartier de Zahra, l'a fait exploser [...] puis a fait détonner sa ceinture d'explosifs ».

Selon le gouverneur de Homs, « un camion piégé avec 150 à 200 kg d'explosifs a explosé près de l'hôpital al-Ahli » à Zahra.

Il a précisé que le nombre de victimes et les dégâts matériels étaient importants « à cause de la proximité d'un restaurant dans lequel se trouvaient des bombonnes de gaz ».

« L'explosion était terrifiante et a créé un énorme cratère. Des parties de corps gisaient par terre et les gens couraient dans tous les sens », a témoigné une habitante de Homs de 28 ans, qui se trouvait près du lieu de l'attentat.

Selon le directeur de l'OSDH et des militants sur place, cet attentat a eu lieu alors que des camions d'approvisionnement de l'ONU s'apprêtaient à entrer dans le quartier de Waer, dans le nord-ouest de Homs.

En début de semaine, des centaines de rebelles avaient quitté Waer, dernier quartier qu'ils contrôlaient à Homs, en vertu d'un rare accord de cessez-le-feu supervisé par l'ONU, ouvrant ainsi la voie à une reprise totale de cette grande ville par le régime de Bachar al-Assad.

Une grande partie de la province de Homs reste cependant toujours sous le contrôle des insurgés, notamment du Front Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda) dans le nord et du groupe État islamique (EI) dans l'est, dont la célèbre ville antique de Palmyre.

Dans le nord du pays, au moins 10 personnes ont été tuées, dont un enfant, par des raids « probablement russes » sur une localité tenue par des rebelles dans la province d'Alep selon l'OSDH, basée en Grande-Bretagne mais qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie.

La Russie est engagée militairement en Syrie depuis fin septembre en soutien au régime de Bachar al-Assad.

Depuis 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 250 000 morts et poussé à l'exode des millions de personnes.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer