Soldats syriens tués par des raids: la coalition et la Russie pointés

Un bombardement russe dans la province de Deir Ezzor.... (Photo archives AFP)

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Un bombardement russe dans la province de Deir Ezzor.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le régime syrien a accusé lundi la coalition internationale d'avoir frappé pour la première fois un camp de l'armée et tué des soldats, ce qu'a démenti la coalition qui affirme ne viser que le groupe État islamique (EI).

À Washington, un responsable américain a indiqué que les États-Unis soupçonnaient les Russes d'être à l'origine des frappes ayant tué les soldats.

«La présomption est que ce sont les Russes» qui ont mené les bombardements ayant tué les soldats syriens, a estimé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Par ailleurs, au moins 26 civils ont été tués dans un village du nord-est de la Syrie, Al-Khan, dont la périphérie est contrôlée par les djihadistes de l'EI, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ces frappes ont probablement été menées par la coalition conduite par les États-Unis, a ajouté l'OSDH mais un porte-parole de cette coalition n'a pas pu indiquer si des avions avaient frappé la région en question.

Damas a vivement réagi la mort de trois soldats, tués dimanche par des bombardements aériens sur un camp de l'armée à Deir Ezzor, dans l'est du pays.

Il a directement accusé «la coalition menée par les États-Unis» de cette «agression flagrante».

«Nous appelons le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre les mesures nécessaires pour éviter qu'un tel incident ne se répète», a ajouté le ministère des Affaires étrangères dans des courriers adressés au secrétaire général de l'ONU et au Conseil.

Mais la coalition a fermement démenti avoir frappé un camp de l'armée syrienne. «Nous sommes au courant de ces informations parues dans la presse mais nous n'avons mené aucune frappe dans cette partie de Deir Ezzor», a indiqué à l'AFP un porte-parole, le colonel Steve Warren.

En début de matinée, l'OSDH avait annoncé que les bombardements aériens avaient touché un point de garde et un camp de soldats situé à 2 km de la localité d'Ayache que contrôle l'EI dans la région à l'ouest de Deir Ezzor. Cette attaque a fait quatre morts et 13 blessés, selon l'OSDH.

Ce bilan a également été donné par une source militaire.

«Première attaque contre le régime»

Selon l'OSDH, il s'agit de la première attaque aérienne ayant frappé des troupes syriennes depuis le début en septembre 2014 de la campagne aérienne par les pays de la coalition, dans le cadre d'une vaste campagne contre l'organisation djihadiste ayant débuté en Irak.

La coalition frappait jusque là «à Deir Ezzor les bases des djihadistes et leurs camions-citernes transportant du pétrole», a indiqué le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane.

La majorité de la province de Deir Ezzor est contrôlée par l'EI, mais le régime maintient ses positions sur une petite partie, notamment la capitale éponyme.

Le porte-parole de la coalition a affirmé que les avions avaient frappé «à 55 km de la zone où les Syriens font état de l'attaque», en visant «des puits pétroliers» dans une zone où «il n'y avait pas d'êtres humains». «C'est la seule attaque que nous avons mené hier dans la zone de Deir Ezzor», a-t-il assuré.

L'envoyé spécial du président américain Barack Obama pour la coalition internationale, Brett McGurk, a également qualifié de «fausses» les «informations sur l'implication de la coalition».

Obama s'engage

La coalition est régulièrement critiquée par Damas qui qualifie ses frappes de «préjudiciables» et «illégales» car elles ne sont pas coordonnées avec les forces du régime.

Pour le ministère syrien, cette attaque «démontre une nouvelle fois que la coalition américaine n'est pas crédible dans la lutte contre le terrorisme».

Bachar al-Assad fait en revanche l'éloge de l'intervention lancée le 30 septembre par la Russie, qu'il a qualifiée dimanche de «légale» car répondant à «une demande» de sa part.

À Washington, le président Barack Obama s'est engagé dimanche soir à traquer les terroristes partout où il se trouvent, qualifiant de «voyous» et de «tueurs» les membres de l'EI.

«Nous allons détruire le groupe État islamique et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire», a assuré M. Obama lors d'une allocution à la Maison-Blanche quatre jours après une fusillade meurtrière perpétrée par un couple musulman radicalisé qui a fait 14 morts en Californie.

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