Au moins 26 civils tués dans des frappes aériennes en Syrie

Sept enfants et quatre femmes font partie des... (PHOTO DELIL SOULEIMAN, ARCHIVES AFP)

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Sept enfants et quatre femmes font partie des victimes de ces frappes qui ont visé des zones proches du village d'Al-Hol (ci-dessus), repris le mois dernier aux djihadistes du groupe État islamique (EI) par des forces rebelles arabes et kurdes, a précisé l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
BEYROUTH, Liban

Au moins 26 civils ont été tués lundi dans le nord-est de la Syrie par des frappes aériennes probablement menées par la coalition internationale conduite par les États-Unis, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Sept enfants et quatre femmes font partie des victimes de ces frappes qui ont visé des zones proches du village d'Al-Hol, repris le mois dernier aux djihadistes du groupe État islamique (EI) par des forces rebelles arabes et kurdes, a précisé l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

«Les raids ont visé le village d'Al-Khan qui est (toujours) tenu par le groupe État islamique», a déclaré le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

«Mais DAECH (acronyme arabe de l'EI) n'est présent que dans la périphérie du village, c'est pour cela que les victimes sont des civils», a-t-il précisé.

Le bilan pourrait encore s'alourdir, selon l'OSDH, car au moins 17 personnes sont toujours portées disparues sous les décombres.

La coalition internationale menée par les États-Unis a commencé à bombarder des positions de l'EI en Syrie en septembre 2014.

Un porte-parole n'a pas pu indiquer si un avion de la coalition avait effectué des frappes dans cette région lundi, mais a précisé qu'une enquête serait ouverte au sujet des allégations sur des morts de civils.

La Syrie est déchirée par un conflit sanglant depuis 2011. Le groupe EI contrôle de vastes territoires de ce pays et de l'Irak voisin.

Des soldats syriens tués par des raids: Damas accuse la coalition qui dément

Le régime syrien a accusé lundi la coalition internationale d'avoir frappé pour la première fois un camp de l'armée et tué des soldats, ce qu'a démenti la coalition qui affirme ne viser que le groupe armé État islamique (EI).

Damas a vivement réagi la mort de trois soldats, tués dimanche par des bombardements aériens sur un camp de l'armée à Deir Ezzor, dans l'est du pays.

Il a directement accusé «la coalition menée par les États-Unis» de cette «agression flagrante».

«Nous appelons le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre les mesures nécessaires pour éviter qu'un tel incident ne se répète», a ajouté le ministère des Affaires étrangères dans des courriers adressés au secrétaire général de l'ONU et au Conseil.

Mais la coalition a fermement démenti avoir frappé un camp de l'armée syrienne. «Nous sommes au courant de ces informations parues dans la presse, mais nous n'avons mené aucune frappe dans cette partie de Deir Ezzor», a indiqué à l'AFP un porte-parole, le colonel Steve Warren.

En début de matinée, l'OSDH avait annoncé que les bombardements aériens avaient touché un point de garde et un camp de soldats situé à 2 km de la localité d'Ayache que contrôle le groupe djihadiste État islamique (EI) dans la région à l'ouest de Deir Ezzor. Cette attaque a fait quatre morts et 13 blessés, selon l'OSDH.

Ce bilan a également été donné par une source militaire, qui a précisé que les raids avaient eu lieu dimanche entre 20 h et 21 h et touché des dépôts d'armes et un camp d'entrainement militaires, endommageant deux tanks.

«Première attaque contre le régime»

Selon l'OSDH, il s'agit de la première attaque aérienne ayant frappé des troupes syriennes depuis le début en septembre 2014 de la campagne aérienne par les pays de la coalition, dans le cadre d'une vaste campagne contre l'organisation djihadiste ayant débuté en Irak.

La coalition frappait jusque-là «à Deir Ezzor les bases des djihadistes et leurs camions-citernes transportant du pétrole», a indiqué le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane.

La majorité de la province de Deir Ezzor est contrôlée par l'EI, mais le régime maintient ses positions sur une petite partie, notamment la capitale éponyme.

Le porte-parole de la coalition a affirmé que les avions avaient frappé «à 55 km de la zone où les Syriens font état de l'attaque», en visant «des puits pétroliers» dans une zone où «il n'y avait pas d'êtres humains». «C'est la seule attaque que nous avons menée hier dans la zone de Deir Ezzor», a-t-il assuré.

L'envoyé spécial du président américain Barack Obama pour la coalition internationale, Brett McGurk, a également qualifié de «fausses» les «informations sur l'implication de la coalition».

Obama s'engage

La coalition est régulièrement critiquée par Damas qui qualifie ses frappes de «préjudiciables» et «illégales», car elles ne sont pas coordonnées avec les forces du régime.

Pour le ministère syrien, cette attaque «démontre une nouvelle fois que la coalition américaine n'est pas crédible dans la lutte contre le terrorisme».

Bachar al-Assad fait en revanche l'éloge de l'intervention lancée le 30 septembre par la Russie, qu'il a qualifiée dimanche de «légale», car répondant à «une demande» de sa part.

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