Assad accuse ses adversaires de soutenir davantage «les terroristes»

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
DAMAS

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé dimanche sans les nommer «des pays hostiles à la Syrie» d'avoir renforcé leur soutien aux «terroristes» en réaction à l'offensive menée par les forces loyales au régime avec l'aide de l'Iran et de la Russie.

Sur le terrain, au moins 18 civils ont été tués dimanche et plus de 40 blessés dans des frappes «probablement russes» sur la ville d'Ariha, dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Cette ville se trouve dans la province d'Idleb, contrôlée par des rebelles regroupés dans la coalition «Armée de la conquête» qui comprend entre autres la branche syrienne d'Al-Qaïda, le Front Al-Nosra. Le régime syrien désigne ces rebelles comme des «terroristes» et tente de regagner du terrain contre eux.

Dans ce contexte, le président Assad s'est félicité, en accueillant Ali Akbar Velayati, le conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, des «réalisations importantes de l'armée (...) dans la lutte contre le terrorisme, avec l'appui des amis et à leur tête l'Iran et la Russie», a rapporté l'agence syrienne Sana.

Ces «réalisations» ont «poussé certains pays hostiles à la Syrie et qui prétendent combattre le terrorisme, à (...) revoir à la hausse le financement et l'armement des groupes terroristes», a ajouté M. Assad.

L'Armée de la Conquête est financée, selon des experts, par des pays du Golfe.

Samedi, Damas avait accusé la Turquie d'avoir augmenté «son soutien aux terroristes, ainsi que les livraisons d'armes et munitions».

Le régime syrien, ainsi que l'Iran, son principal allié régional, considèrent pêle-mêle comme «terroristes» les rebelles modérés et les jihadistes du groupe État islamique (EI).

M. Velayati a réitéré de son côté la «détermination» de Téhéran à «poursuivre son soutien au gouvernement et au peuple syriens».

Le président Assad compte aussi sur le soutien de la Russie qui mène depuis le 30 septembre des bombardements aériens en Syrie affirmant cibler l'EI. Des groupes rebelles syriens accusent Moscou de viser des combattants de l'opposition plutôt que l'EI.

Dimanche, le corps du pilote d'un bombardier russe abattu mardi par l'aviation turque a été ramené de Syrie en Turquie où il sera remis à un représentant russe, a annoncé Ankara alors que les relations entre les deux pays sont au plus bas.

En plus de la Russie, l'EI est visé depuis 2014 par des frappes d'une coalition internationale menée par les États-Unis, qui n'est pas parvenue à le neutraliser, mais qui a permis aux forces kurdes de le chasser de certaines zones.

Le président français François Hollande tente d'élargir cette coalition depuis que l'EI a revendiqué les attentats de Paris qui ont fait 130 morts.

Si l'Allemagne a annoncé dimanche qu'elle comptait déployer quelque 1200 militaires pour aider la France dans cette lutte, les Espagnols sont davantage divisés sur la question selon des sondages et Madrid temporise.

Le gouvernement de David Cameron a de son côté intensifié ses efforts dimanche pour obtenir un consensus autour de l'extension à la Syrie des frappes britanniques contre l'EI dans l'espoir d'un vote au Parlement la semaine prochaine.

Le groupe jihadiste qui sème la terreur dans les régions qu'il contrôle, a exécuté 3.591 personnes en Syrie, dont plus de la moitié étaient des civils, depuis qu'il a proclamé un «califat» islamique en juin 2014, à cheval entre la Syrie et l'Irak, a rapporté dimanche l'OSDH.

Depuis 2011, le conflit syrien a fait plus de 250 000 morts. La moitié de la population a dû fuir son foyer, plus de quatre millions ayant fui à l'étranger, selon l'ONU.

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