Le chef de la CIA convaincu que Moscou veut le départ d'Assad

Le président syrien Bachar al-Assad a rencontré son... (PHOTO AFP)

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Le président syrien Bachar al-Assad a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine à Moscou le 20 octobre.

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Crise dans le monde arabe

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
Washington

Le chef de l'agence américaine du renseignement John Brennan s'est dit convaincu mardi que les Russes chercheraient à terme à obtenir le départ du président Bachar al-Assad pour trouver une issue au conflit faisant rage en Syrie.

«Malgré ce qu'ils disent, je crois que les Russes ne voient pas Assad dans l'avenir de la Syrie», a estimé M. Brennan dans une conférence sur le renseignement à Washington.

«Je pense que les Russes comprennent qu'il n'y a pas de solution militaire en Syrie et qu'il y a besoin d'un genre de processus politique», a-t-il déclaré.

«La question est à quel moment et comment ils vont être capables de l'amener (Assad) à sortir de la scène», a-t-il dit.

«Paradoxalement, ils pensaient qu'ils devaient d'abord renforcer Assad, avant qu'il ne puisse être retiré», a-t-il expliqué.

Moscou voulait «acquérir plus de levier et d'influence» en Syrie, avant d'aller vers un «processus politique protégeant ses intérêts» dans le pays, a estimé le chef de la CIA.

Les Russes disposent notamment en Syrie d'une importante base navale à Tartous.

Sur le plan militaire, le but de Moscou était d'abord de soulager la pression des groupes rebelles sur le régime dans les régions d'Idleb et Hama, a également indiqué M. Brennan.

«Mais ils ont découvert qu'il était beaucoup plus difficile de progresser contre l'opposition qu'ils ne l'avaient anticipé», a-t-il dit.

La Russie a lancé le 30 septembre une campagne de bombardements en Syrie contre le «terrorisme». Elle est accusée par Washington et ses alliés occidentaux de viser avant tout les groupes d'opposition au régime de Bachar al-Assad.

Le secrétaire d'État John Kerry doit participer en fin de semaine à Vienne à des discussions pour tenter de trouver une issue politique au conflit syrien, dans la foulée d'une première rencontre la semaine dernière entre les États-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite et la Turquie.

L'Iran pourrait également participer, selon Washington.

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