Offensive de l'armée à Damas, discussions militaires russo-américaines

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Des Syriens pro-régime ont manifesté leur soutien à la Russie lors d'un défilé devant l'ambassade russe à Damas.

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
Washington

Les forces du régime syrien ont lancé mercredi une vaste opération pour repousser les rebelles des environs de Damas, tandis que Russes et Américains devaient reprendre leurs discussions pour éviter tout incident entre leurs avions menant des raids en Syrie.

Des combats se déroulaient également dans le nord d'Alep, la deuxième ville de Syrie, où les djihadistes du groupe État islamique (EI) ont bloqué une route vitale pour les rebelles.

Dans un conflit rendu très complexe par la multitude des acteurs, la Turquie a en outre mis en garde les deux grandes puissances, la Russie et les États-Unis, contre toute aide aux Kurdes, la bête noire d'Ankara, qui tiennent tête à l'EI dans le nord de la Syrie.

Une source militaire syrienne a affirmé à l'AFP que les forces du régime avaient avancé mercredi à Jobar, dans l'est de Damas pour tenter de déloger les insurgés qui encerclent une grande partie de la capitale.

«L'aviation syrienne est également en action mais pas l'aviation russe», selon elle.

Alliée du président Bachar al-Assad, la Russie a commencé le 30 septembre à bombarder par les airs les groupes «terroristes» en Syrie, en référence à tous ceux qui s'opposent au régime.

L'ambassadeur de Russie en Syrie a soutenu mercredi que nombre de combattants présentés par les Occidentaux comme «rebelles» n'étaient que des «extrémistes» et des «terroristes».

La Russie est depuis devenue la cible de l'EI, qui a appelé mardi soir au djihad contre elle comme contre les États-Unis. «La Russie sera vaincue», a averti son porte-parole Abou Mohamed al-Adnani dans un enregistrement diffusé sur les sites djihadistes.

Ciel encombré 

Moscou a affirmé mercredi avoir bombardé 40 «cibles terroristes» au cours des dernières 24 heures dans les provinces d'Alep (nord), Idleb (nord-ouest), Lattaquié (nord-ouest), Hama (centre) et Deir Ezzor (est).

La multiplication des raids accroit les risques d'incidents entre les chasseurs russes et les avions déployés par la coalition menée par les États-Unis qui comprend plusieurs pays occidentaux comme le Royaume-Uni et la France.

Moscou et Washington ont ainsi confirmé qu'au moins un avion russe et un de la coalition s'étaient retrouvés à quelques kilomètres à peine l'un de l'autre samedi.

La mise en place de protocoles d'engagement sera discutée mercredi entre hauts gradés des deux pays par vidéo-conférence.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a appelé mercredi Washington et Moscou à éviter que leur engagement en Syrie ne se transforme en conflit russo-américain.

Plusieurs compagnies aériennes comme Cathay Airways ou Air India ont suspendu ou modifié leurs vols au-dessus de l'Iran et de la mer Caspienne à la suite d'un bulletin de l'Agence européenne de sécurité aérienne au sujet de tirs de missiles russes depuis la Caspienne vers la Syrie.

Les ambassadeurs des États-Unis et de la Russie à Ankara ont par ailleurs été convoqués mardi par les autorités turques pour les mettre en garde contre toute aide aux combattants kurdes syriens dans le cadre de leurs opérations contre l'EI.

Ankara considère en effet le Parti de l'union démocratique (PYD, Kurdes de Syrie) comme un parti «frère» du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène la guérilla depuis 1984 contre ses forces de sécurité sur son territoire.

Le Pentagone avait annoncé lundi avoir largué des munitions aux milices du PYD dans le nord de la Syrie.

Les rebelles attaqués de toutes parts 

En lançant son offensive contre Jobar, l'armée syrienne tente de reprendre un quartier stratégique qui ouvre directement sur le coeur de Damas et donne accès à la Ghouta orientale, une région agricole à l'est de la capitale dont la majorité des localités sont aux mains des rebelles.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'aviation a effectué au moins huit raids sur Jobar, alors qu'au sol le quartier était le théâtre de violents combats entre d'une part l'armée, les miliciens prorégime et le Hezbollah libanais et, d'autre part, le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et des rebelles islamistes.

D'autres bombardements aériens et de l'artillerie ont visé plusieurs localités rebelles autour de Damas. Deux enfants ont notamment été tués à Douma, au nord-est de la capitale, selon l'OSDH.

Sur le front d'Alep, l'ancienne capitale économique de la Syrie, l'EI profite de la confusion dans laquelle se trouvent les rebelles attaqués de toutes parts.

Par ailleurs, les Gardiens de la révolution, unité d'élite de l'armée iranienne, ont annoncé la mort de deux de leurs colonels en Syrie.

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