L'armée syrienne avance, l'Otan s'inquiète des opérations russes

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La Russie, fidèle allié du régime de Damas, mène des frappes en Syrie pour venir en aide au régime.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

L'armée syrienne a avancé jeudi dans son offensive majeure lancée avec le soutien du Hezbollah libanais et de l'aviation de la Russie, dont l'engagement dans le conflit inquiète de plus en plus l'Otan.

Les soldats syriens se sont emparés de la majeure partie d'une colline stratégique, Jib Ahmar, dans l'ouest de la Syrie, « avec l'aide du Hezbollah », a annoncé à l'AFP une source militaire.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé cette avancée réalisée par l'armée et par « des milliers de miliciens des Forces de défense nationale (FDN) entraînés par les Russes et le Hezbollah » sur la colline, située dans la province côtière de Lattaquié (ouest).

Au neuvième jour de leurs frappes aériennes en Syrie, les Russes ont continué à intensifier leurs raids en bombardant 27 cibles dans les provinces de Raqa (nord), Homs et Hama (centre), selon l'armée.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a déclaré s'attendre à ce que la Russie « commence à subir des pertes » humaines « dans les prochains jours ».

M. Carter était à Bruxelles pour une réunion des ministres de la Défense des pays membres de l'Otan, dont le secrétaire général Jens Stoltenberg a qualifié d'« escalade inquiétante » l'engagement militaire russe.

L'Alliance, qui n'est pas directement impliquée dans le conflit syrien, a de nouveau exhorté Moscou à cesser de soutenir le régime du président Bachar al-Assad, et s'est dite prête à défendre chacun de ses membres, « y compris la Turquie », voisine de la Syrie. Ankara a récemment accusé la Russie d'avoir violé son espace aérien.

« Capacité de combat » diminuée

Moscou avait annoncé mercredi que ses raids étaient « synchronisés avec les opérations terrestres » de l'armée syrienne, qui tente de reconquérir les territoires conquis ces derniers mois par les groupes rebelles et l'organisation État islamique (EI).

« L'armée a commencé une vaste offensive en vue d'écraser les groupes terroristes et libérer les régions et localités qui ont souffert du terrorisme », a annoncé jeudi le général syrien Ali Abdallah Ayoub.

La colline de Jib Ahmar, située sur une chaîne montagneuse à l'intersection des provinces de Hama et de Lattaquié, est une position stratégique car elle domine la plaine de Sahl al-Ghab, dont une partie a été conquise récemment par une alliance de rebelles islamistes et du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda.

L'objectif de l'armée est de reprendre le terrain perdu dans cette plaine afin d'éviter que les insurgés ne coupent les liaisons entre les provinces de Hama et de Lattaquié.

L'armée a diffusé une vidéo intitulée « Début de l'opération militaire à Idleb et Hama », dans laquelle on la voit utiliser différents types d'armements. Une partie de ces équipements ont été fournis par la Russie, dont les bombardements ont commencé à « diminuer la capacité de combat (...) des groupes terroristes », a souligné le général Ayoub.

Missiles de croisière

Depuis le début le 30 septembre de son intervention, la Russie a effectué des bombardements depuis des avions de combat et des croiseurs en mer Caspienne mais n'a pas engagé de troupes au sol.

M. Carter a déploré le fait que les Russes aient « tiré des missiles de croisière d'un navire depuis la mer Caspienne sans avertissement » et que certains de ces missiles se soient « approchés de quelques kilomètres d'un de nos drones ».

La Russie a démenti jeudi que quatre des missiles de croisière qu'elle a tirés mercredi vers la Syrie depuis la mer Caspienne soient tombés en Iran, comme l'a affirmé un responsable américain, confirmant une information de CNN.

« Quatre missiles russes sont tombés hier en Iran », a déclaré à l'AFP un responsable américain.

« Nous pensons que quatre des 26 missiles tirés mercredi par la Russie vers la Syrie sont vraisemblablement tombés en Iran », a indiqué un autre responsable à l'AFP.

« Tous les missiles tirés de nos croiseurs ont atteint leur cible », a répliqué dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Les derniers raids de l'aviation russe ont notamment détruit des stocks d'armes et des caches souterraines, a indiqué le ministère russe de la Défense. Ils ont également bombardé « onze secteurs où se trouvaient des camps d'entraînement de combattants de l'EI dans les provinces de Hama et de Raqa ».

En outre, selon une source de sécurité sur le terrain, des combats ont opposé l'armée et les jihadistes de l'EI autour du champ gazier de Chaer, dans la province de Homs.

Plus au nord, dans la province d'Alep, au moins 12 personnes ont été tuées dans un attentat à la voiture piégée à Hreitan, une région contrôlée par des groupes rebelles dont le Front al-Nosra, a indiqué l'OSDH, qui précise que l'EI est accusé de cette attaque.

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