Poutine promet de soutenir Damas y compris militairement

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem... (PHOTO ALEXEI NIKOLSKY, RIA NOVOSTI/AP)

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Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem (de dos) s'entretient avec son homologue russe Sergueï Lavrov (à gauche) et le président Poutine, à Moscou, le 29 juin.

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Agence France-Presse
MOSCOU

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé lundi à Moscou avoir reçu des assurances du président russe Vladimir Poutine que son pays continuerait à aider la Syrie, y compris militairement.

«J'ai reçu une promesse du président Poutine qu'il allait soutenir la Syrie, politiquement, économiquement et militairement», a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec son homologue russe Sergueï Lavrov et après une rencontre avec le dirigeant russe.

La Russie est un allié de premier plan du régime de Bachar al-Assad qu'il a soutenu depuis le début du conflit en mars 2011. Son appui s'est traduit par des vétos au Conseil de sécurité de l'ONU chaque fois que les Occidentaux ont voulu condamner Damas ainsi que par une assistance militaire et financière.

Moscou a également accueilli deux séances de négociations entre le régime et une opposition tolérée, mais peu représentative, qui n'ont pas abouti à des conclusions concrètes d'autant que l'opposition en exil, soutenue par l'Occident, n'y participait pas.

M. Poutine, après sa rencontre avec M. Mouallem, a assuré que son pays continuerait à se ranger du côté du régime syrien, faisant ainsi taire les rumeurs et les affirmations d'analystes sur un prétendu changement de position de Moscou.

«Nous sommes convaincus qu'au final, le peuple syrien sera victorieux. Et notre politique, qui vise à soutenir la Syrie, les dirigeants syriens et le peuple syrien, reste inchangée», a affirmé le président russe.

Il a également discuté de la possibilité de constituer une nouvelle coalition internationale pour combattre le «terrorisme», notamment le groupe djihadiste État islamique (EI), qui contrôle des pans entiers en Syrie et en Irak.

«Si les dirigeants syriens considèrent (l'idée d'une coalition) acceptable et possible, nous ferons tout notre possible pour vous soutenir. Et nous utiliserons nos relations, qui sont bonnes avec tous les pays de la région, pour tenter de créer à tout prix une telle coalition», a déclaré M. Poutine.

Selon lui, pour lutter contre le «terrorisme», «tous les pays de la région doivent joindre leurs efforts».

«Tous nos contacts avec les pays de cette région montrent que lorsqu'il s'agit de combattre le soi-disant État islamique, chacun est prêt à combattre ce mal. Cela s'applique à la Turquie, à la Jordanie, à l'Arabie saoudite», a-t-il ajouté.

Mais M. Mouallem s'est montré sceptique. «Je sais que Poutine est un homme qui fait des miracles, mais une alliance avec l'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar ou les États-Unis nécessite un grand miracle», a-t-il dit avec humour.

«Comment ces pays qui ont encouragé et financé le terrorisme peuvent-ils devenir des alliés contre le terrorisme», a-t-il souligné. Le régime syrien accuse ces pays de financer les rebelles qu'il combat depuis plus de quatre ans.

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