Angelina Jolie critique l'impuissance de l'ONU à mettre fin au conflit syrien

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Angelina Jolie est intervenue vendredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU en sa qualité d'envoyée spéciale du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), une fonction qui l'a amenée à visiter à onze reprises des camps de réfugiés syriens.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'actrice Angelina Jolie a fustigé vendredi le Conseil de sécurité de l'ONU pour son impuissance à mettre fin à la guerre en Syrie et a lancé un vibrant appel à aider les réfugiés syriens.

La star d'Hollywood intervenait devant le Conseil en sa qualité d'envoyée spéciale du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), ce qui l'a amenée, a-t-elle rappelé, à visiter à onze reprises des camps de réfugiés syriens.

«La mission de l'ONU est de prévenir et de mettre fin aux conflits, or nous avons échoué à le faire en Syrie», a-t-elle déploré.

«Cette crise est rendue encore pire par les divisions et l'indécision qui empêchent le Conseil de sécurité d'assumer ses responsabilités», a-t-elle lancé aux ambassadeurs et ministres du Conseil réunis pour un débat sur la situation humanitaire en Syrie.

En quatre ans de conflit, 3,9 millions de personnes ont fui le pays, selon le HCR.

Et depuis le début de la crise syrienne, le Conseil est profondément divisé entre Occidentaux d'un côté qui veulent faire pression sur Damas, et la Russie et la Chine de l'autre qui protègent le régime syrien.

Angelina Jolie a lancé un «appel à l'unité» du Conseil pour régler ce conflit et, entre-temps, à aider les Syriens qui ont fui vers les pays voisins (Liban, Jordanie, Irak, Turquie) et dont certains, a-t-elle rappelé, se noient en tentant de traverser la Méditerranée.

«Si nous ne pouvons pas mettre fin au conflit, nous avons un devoir moral d'aider les réfugiés et de leur offrir des solutions légales pour qu'ils soient en sécurité», a-t-elle affirmé.

Elle a invité les représentants des 15 pays du Conseil à se rendre dans les camps de réfugiés syriens «afin de voir de leurs yeux leurs souffrances et l'impact que (ce conflit) a sur la région».

«Ces réfugiés ne peuvent pas venir au Conseil alors, s'il vous plaît, allez à leur rencontre», a-t-elle plaidé.

Auparavant, le Haut Commissaire aux réfugiés Antonio Guterres et la patronne des opérations humanitaires de l'ONU Valerie Amos avaient dressé un tableau très sombre de la situation en Syrie et de son impact sur la région.

«Il est clair que la situation dans la région est devenue totalement insupportable», a lancé M. Guterres. Il a appelé à «accroître massivement le soutien aux pays voisins de la Syrie», soulignant qu'ils ployaient sous le fardeau.

«L'impact est si énorme sur les pays voisins, a-t-il dit, que nous constatons désormais une lassitude croissante des pays hôtes et dans certains endroits des politiques plus dures envers les réfugiés».

Pour Mme Amos, le bilan en Syrie - 220 000 morts, 7,6 millions de personnes déplacées, 3,9 millions de réfugiés - est si terrible qu'il entraîne «une accoutumance et une apathie» qu'il faut secouer.

Mme Amos, qui doit bientôt quitter son poste, a recommandé au Conseil de prendre plusieurs mesures, dont un embargo sur les armes et des sanctions contre les responsables de violations des droits de l'homme.

Elle a aussi suggéré de négocier des «pauses humanitaires» et de nommer une commission pour enquêter dans les zones où les civils sont pris au piège des combats et sur les attaques contre les écoles et les hôpitaux.

Selon l'ONU, 440 000 personnes sont assiégées par les forces gouvernementales ou rebelles.

Le Conseil a adopté par consensus une déclaration qui appelle à fournir un «appui international coordonné» aux pays qui accueillent des réfugiés syriens.

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