Fausse vidéo du «jeune héros syrien»: le producteur norvégien s'excuse

Dans le film, on voit un jeune garçon... (Image tirée d'une vidéo YouTube)

Agrandir

Dans le film, on voit un jeune garçon qui défie des tirs de tireurs embusqués et semble avoir été blessé en se portant au secours d'une fillette cachée derrière une voiture en feu dans un lieu paraissant être en Syrie.

Image tirée d'une vidéo YouTube

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Syrie
Syrie

Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
STOCKHOLM

Le producteur norvégien de la fausse vidéo censée montrer un jeune Syrien bravant des tirs pour sauver une fillette a présenté des excuses dimanche après que cette initiative eut fait l'objet de nombreuses critiques.

«Nous maintenons qu'il y avait derrière une bonne intention, mais nous sommes désolés si cela a heurté et si cela a compliqué le travail d'information ou de reportage en zone de guerre», a déclaré à l'AFP le producteur du film John Einar.

Cette déclaration fait suite aux réactions indignées d'internautes, de médias ou d'organisations de défense des droits de l'homme après la publication de cette vidéo, regardée par des millions d'internautes sur YouTube, et dont le réalisateur a reconnu vendredi qu'il s'agissait d'un faux.

Dans le film, on voit un jeune garçon qui défie des tirs de tireurs embusqués et semble avoir été blessé en se portant au secours d'une fillette cachée derrière une voiture en feu dans un lieu paraissant être en Syrie.

Vendredi, son réalisateur Lars Klevberg, 34 ans, a déclaré à la BBC avoir tourné cette vidéo dite du Syrian hero boy (le jeune héros syrien) en mai à Malte avec des acteurs professionnels.

Il a expliqué avoir voulu créer un débat sur les enfants dans des zones de guerre.

Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a dénoncé le procédé, estimant qu'il «sape la confiance dans le travail de reportage professionnel et de collecte d'informations sur les crimes de guerre qui est fait avec sérieux et respect pour les faits».

«En diffusant une fausse vidéo, Klevberg permet aux criminels de guerre de démentir plus facilement les images d'exactions», juge HRW.

En quatre ans, le conflit syrien a fait plus de 195 000 morts et contraint plus de la moitié de la population à fuir.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer